C’est un dossier qui a agité les deux derniers jours du mercato. Riyad Mahrez était désiré par Pep Guardiola et les Citizens ont sorti le carnet de chèques pour tenter de faire fléchir les Foxes. Sauf que Leicester City a plié, mais, tel le roseau, n’a pas rompu. Les Skyblues ont envoyé une première offre mercredi assez haute, mais ni les champions d’Angleterre 2015, ni les Citizens, ni Riyad Mahrez ne trouvaient alors d’accord pour que le Fennec rejoigne les pensionnaires de l’Etihad Stadium.

Le soir, le joueur, sous contrat jusqu’au 30 juin 2020, faisait une requête de transfert (transfer request en anglais Anglais ). Ce qui signifie que le joueur fait une demande écrite officielle à son club en mentionnant le fait qu’il souhaite quitter le club. Toutefois, l’écurie a toute la volonté de refuser cette demande. C’est ce qui a été le cas pour le transfert de Riyad Mahrez. Pourtant, selon nos informations, le joueur, qui avait reçu des offres à l’été 2015 (inférieure ou égal à 45 millions d’euros) avait l’assurance de ses dirigeants de partir si une offre supérieure venait sur leur bureau.

Il pensait hier, à chaud, à arrêter le foot

La première offre des Citizens était hier supérieure, celles qui ont suivi aussi. À la toute fin, Manchester City proposait même 74 millions d’euros plus un joueur, ce que Leicester a refusé demandant 112 millions d’euros. Hier soir, selon nos informations, c’est un homme dévasté qu’ont entouré ses proches. Un joueur qui ne comprenait pas pourquoi Leicester réagissait de la sorte avec un élément joueur acheté moins d’un million d’euros en 2014. Hier soir, Riyad Mahrez était dégoûté du football, il ne voulait plus jouer avec les Foxes, il pensait même à tout arrêter. Pour lui, ses dirigeants, en référence à l’accord qu’il avait avec eux, lui ont planté un couteau dans le dos.

Il reste maintenant à savoir quelle sera la réaction de l’international algérien à froid, et s’il obtiendra la certitude que ses dirigeants le laisseront partir cet été à l’heure où sa réintégration dans le groupe professionnel va être discutée incessamment sous peu. « Nous connaissons la situation et nous pouvons comprendre sa réaction bien sûr. C’est une situation difficile pour Riyad, pour le club. Je pense que c’était dur pour nous. C’était difficile aussi pour Riyad. Nous devons comprendre toutes les parties. Pour moi, pour l’équipe, pour le joueur », a quant à lui réagi Claude Puel. Mais cette histoire risque de laisser des cicatrices et on verra bien l’attitude qu’adoptera le joueur lors de la rencontre face à Swansea au King Power Stadium (16h00), enfin… s’il joue.