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Mardi, Messi va évoluer à Stamford Bridge avec le Barça. C’est dans cet antre-là qu’il avait pris la mesure en 2006 de ce que c’était un choc de C1.

Chelsea et le FC Barcelone s’affrontent mardi à l’occasion des Huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Logiquement, cette empoignade convoque de très nombreux souvenirs, tant les deux équipes se sont souvent croisées lors de cette compétition reine (12 fois) et avec, en règle générale, des scénari très haletants. L’antécédent le plus mémorable reste ce fameux match de mars 2005 où les Blues de Mourinho avaient sorti les Blaugranas malgré le génie de Ronaldinho (4-2). Une rencontre épique à laquelle Lionel Messi, encore trop jeune, n’avait pas pris part. Ce n’est que l’année d’après et lors d’un match d’un tout autre niveau technique que la Pulga a connu son dépucelage sur la scène continentale.

 Nous sommes le 22 février 2006. Pour la deuxième année de suite, et sur un air de revanche, Chelsea et le Barça se retrouvent en 1/8e de finale de la C1. Le théâtre reste le même, à la différence près que la première manche de cette confrontation se joue dans la capitale anglaise. À cette époque, Messi n’a que dix-huit ans et seulement cinq matches de Ligue des Champions derrière lui, dont deux dans la peau d’un titulaire. Sa présence dans le onze de départ concocté par Frank Rijkaard est donc une mini-surprise. Lorsqu’il pénètre sur la pelouse, l’Argentin, avec son visage d’adolescent et sa longue chevelure, pense pouvoir s’exprimer comme lors des précédents matches de Liga. Sauf que l’intensité des débats n’est pas la même et celui qui porte encore le numéro 30 du Barça découvre ce qu’est un choc européen.

L’agression de Del Horno aurait pu laisser des séquelles  

La pelouse de Stamford Bridge, d’ordinaire si parfaite, ressemble à un champ de patate. Est-ce volontairement que les hôtes ont laissé le gazon se dégrader ? Toujours est-il que cela dessert grandement les Barcelonais et leurs nombreux manieurs de ballon. Même s’il n’est pas encore de la trempe d’Eto’o, de Ronaldinho et de Deco, Messi fait partie de ce groupe d’esthètes. Avec l’insouciance qui escorte tout joueur de son âge, il tente malgré tout dès les premières minutes du match de provoquer et créer la différence balle au pied. Une audace à laquelle ses opposants répondent par l’agressivité.

À dix minutes de la pause, le jeune Barcelonais se défait d’Arjen Robben d’un joli dribble. Mais la deuxième lame n’est jamais loin. Asier Del Horno attaque son adversaire avec le pied levé à la hauteur du genou gauche. Un geste d’une extrême violence. Terje Hauge, l’arbitre norvégien de la rencontre, sort logiquement le rouge à l’encontre de l’Espagnol. Alors qu’il reste une heure à jouer et au prix d’un très violent coup, Messi vient ainsi de provoquer l’expulsion d’un adversaire.

 Un voyage tourmenté qui l’a forgé 

La suite ? Jusqu’au coup de sifflet final, le jeune argentin a droit à un traitement de faveur de la part des Blues. Son influence n’en a pas été réduite pour autant. Courageux et inspiré, il parvient à se créer quelques occasions au retour des vestiaires : une frappe repoussée par Cech (52e) et un tir sur la transversale (72e). Il n’est finalement pas décisif, mais le Barça, qui avait concédé l’ouverture du score, réussit finalement à l’emporter et à exploiter son avantage numérique. John Terry, contre son camp, et Samuel Eto’o permettent aux visiteurs de gagner 2-1 et prendre une option sur la qualification.

Cible des Blues, Messi est maintenu sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final. Est-cealors une façon pour Rijkaard d’endurcir son jeune prodige et le roder aux rudes joutes continentales ? L’initiative porte ses fruits puisque la future star planétaire tire les leçons nécessaires de cette sortie en terre londonienne en devenant plus habile pour échapper aux fautes et aux mauvais gestes adverses.

Avec le sens de la formule qu’on lui connait, José Mourinho critique le soir même l’Argentin en conférence de presse : « Comment dit-on tricher en catalan ? Barcelone est une ville culturelle avec beaucoup de grands théâtres et ce garçon-là a semble-t-il très bien appris. Il sait très bien jouer les acteurs. » La suite des évènements et l’excellente carrière de l’attaquant barcelonais prouvent qu’il n’était en rien un simulateur ce soir-là et qu’il faut bien plus que de l’intimidation pour l’empêcher d’exprimer son talent.

goal

Directeur de Publication à Afrique Sports

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