Joseph Oyebog lance un appel à Samuel Eto’o et à Didier Drogba

En 2019, Oyebog Tennis Academy aura 20 ans. C’est avec une nouvelle vision et de nouveaux projets que cette institution sportive qui investit dans le développement du tennis va entamer sa troisième décennie. Reçu à sa résidence, le président fondateur Joseph Oyebog a évoqué les activités qui vont ponctuer la célébration du 20e anniversaire de son académie non sans dénoncer quelques injustices dont est victime l’Afrique noire. Pour prendre la mesure de cette situation, l’ancien champion du Cameroun tend la main à plusieurs personnages vedettes du sport africain dont Samuel Eto’o et Didier Drogba.

Quelle est l’actualité de votre académie ?

Avant d’évoquer l’actualité de notre académie, je pense qu’il est important de souligner que l’année prochaine OTA aura 20 ans. En 20 ans, nous avions réalisé beaucoup de choses. En 20 ans, nous avons initié de milliers de jeunes camerounais à la pratique du tennis dans nos 25 centres qu’il y a sur l’ensemble du territoire national. En 20 ans, nous avons distribué un nombre incalculable de raquettes, de balles et d’autres matériels du tennis. A cela il faut ajouter ces nombreux jeunes au total 25 qui vivent aujourd’hui aux USA grâce à ce projet. Donc, en 20 ans, nous avions consentis de nombreux efforts. Il est important que nous marquons un temps d’arrêt pour célébrer ce moment et poser de nouveaux jalons pour l’avenir. Venons-en maintenant maintenant à notre actualité. Actuellement, nous sommes en train de préparer nos jeunes en vue des tournois internationaux qu’ils vont disputer à la fin de mois. Junior et Lucie Oyebog qui se sont illustrés lors d’un tournoi aux USA ont reçu des invitations pour participer à un tournoi prévu en Espagne dans le centre de Rafael Nadal. On les prépare pour ça en même temps que Stefany Formi et Hermann Donfack qui disputeront le championnat d’Afrique des jeunes en Afrique du Sud.

Vous parlez de nouveaux jalons à poser en vue de l’avenir. De quoi s’agit-il ? 

Il s’agit d’une nouvelle vision, une vision panafricaine. Désormais, nous sommes soucieux non seulement du développement du tennis au Cameroun mais aussi dans toute l’Afrique noire parce que nous avons le sentiment que l’Afrique subsaharienne est abandonnée par l’ITF alors qu’elle regorge de nombreux talents. Il y a une discrimination impulsée par l’ITF dans le tennis africain. Ils privilégient les pays de l’Afrique du Nord et du Sud au détriment des pays de l’Afrique noire. On ne sait pour quelles raisons. Face à cette situation, nous allons aider les pays de l’Afrique centrale et de l’Ouest en faisant des dotations matérielles. Lors de la célébration de notre 20e anniversaire en février 2019, nous allons offrir à chaque pays un lot de raquettes et près de mille balles. Nous sommes persuadés que ces efforts vont aider ces jeunes abandonnés qui ont pourtant beaucoup de potentiel. En Outre, nous ouvrons les portes de notre académie aux meilleurs jeunes issus des pays de l’Afrique noire. L’année prochaine nous allons passer de 16 à 32 stagiaires afin de donner l’opportunité aux étrangers de profiter de cette opportunité. Nous allons nous battre pour trouver des partenaires qui pourront nous accompagner dans cette mission.

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L’Afrique court toujours en vain derrière une première victoire dans un grand Chelem. Peut-on miser sur cette vision panafricaine pour briser le signe indien ? 

L’Afrique ne court pas derrière une première victoire dans un tournoi de grand Chelem. L’Afrique a déjà gagné un grand Chelem grâce à Yannick Noah qui a remporté Roland Garros en 1983. Quoi qu’on dise c’est un camerounais et personne ne peut lui retirer cette origine. Son père est décédé l’année dernière et c’est à Yaoundé qu’il a enterré. Donc le grand Yann est bel et bien camerounais et sa victoire à Roland Garros appartient au Cameroun et à l’Afrique. Notre combat désormais consiste à trouver un deuxième vainqueur qui va remporter un autre grand Chelem. La tâche ne sera pas aisée, on le sait mais ce n’est pas impossible. OTA seul ne peut pas accompli cette mission. C’est une mission qui exige la contribution de tout le monde. Nous lançons un vibrant appel aux Etats africains, aux entreprises et aux personnages vedettes du sport africain dont Samuel Eto’o, Didier Drogba et d’autres icônes. Si nous nous mettons ensemble, on fabriquera plusieurs jeunes qui porteront haut les couleurs de l’Afrique comme ça se passe en football.

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Carinos CHANHOUN
Directeur de Publication à Afrique Sports

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