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PSG: À peine officialisé, Tuchel va faire le ménage !

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Le Paris Saint-Germain a officialisé l’arrivée de Thomas Tuchel pour deux saisons. Méconnu du grand public, l’ancien coach du Borussia Dortmund est perçu comme un génie en Allemagne. Notre expert du football allemand, Polo Breitner, dresse le portrait du nouvel homme fort du PSG.

Thomas Tuchel en Ligue 1, c’est une bonne nouvelle ?

Polo Breitner : C’est une excellente nouvelle pour le niveau de la Ligue 1 évidemment, même si on va se focaliser sur le PSG. N’oublions pas que c’est le coach considéré comme le meilleur coach en Allemagne même s’il est au repos depuis un an.

Comment est-il perçu en Allemagne ?

P. B. : Techniquement parlant, il est considéré comme le meilleur d’Allemagne devant Jurgen Klopp (entraineur de Liverpool). L’autre point qui sera peut-être plus difficile, c’est sa gestion de l’effectif et on va dire de l’affect avec les joueurs. En France on a surtout parler de ça. Mais c’est vrai qu’on est dans une nouvelle génération de coaches qui sont « ultimes », qui sont dédiés à leur sport, qui cherchent de l’inspiration dans d’autres sports. Thomas Tuchel est tout à fait dans cette logique. C’est un digne successeur de Guardiola, il est dédié 100% à son sport. Aujourd’hui, au XXIe siècle, c’est ça.

Quel est son style de jeu ?

P. B. : Il adopte toujours un 4-3-3. Il est influencé par le contre pressing, ça veut dire que dès que tu perds le ballon, les six de devant vont tout faire pour aller le récupérer. Mais par rapport à Jurgen Klopp, ce qu’il a en plus, c’est qu’il a une variabilité dans le jeu beaucoup plus grande et ça, c’est l’influence Pep Guardiola : “c’est je cours, je place des actions, je joue beaucoup sur les ailes…” Toujours beaucoup d’attaque et surtout il est capable de changer de schémas de jeu en fonction de l’adversaire et pendant le match.

Aura-t-il le temps à Paris ?

P. B. Tu poses LA question ! C’est un vrai débat de fond. Parce que se pose la question : vont-ils utiliser les jeunes par exemple ? C’est l’ADN de Paris qui va être remis en cause. Il va avoir une énorme pression on va le juger dans sa relation avec Neymar, dans ses rapports au vestiaire etc. Mais ce qui est important, c’est un choix de l’actionnaire. Est-ce qu’on va lui laisser le temps ? Le problème c’est ce qu’il faudrait. Si Paris est un club mûr, mature, il faudrait que les supporters du PSG acceptent qu’il arrive et qu’il révolutionne tout petit à petit. Tout en sachant qu’il a une obligation de résultat.

Quels objectifs pour lui en Ligue de Champions ?

P. B. : Évidemment, le public et la presse en France vont juger Thomas Tuchel à l’aune de son parcours en Ligue des Champions. C’est une évidence. On ne parle pas du championnat, des Coupes… On va le juger par rapport à ça. Je voudrais appuyer sur un point : Thomas Tuchel, c’est une école de pensée, c’est toute la révolution footballistique allemande qui est arrivée par Hoffenheim, par le Red Bull Salzbourg, Leipzig, aujourd’hui à Liverpool… On utilise beaucoup les jeunes et on les modèle dans une école de pensée très offensive pour plaire au public. Et tu peux te retrouver en contradiction avec des objectifs très haut de la direction parce que les jeunes, il leur faut du temps. Est-ce qu’on a du temps au PSG, c’est compliqué. C’est une vraie question. Il n’hésite pas à lancer les jeunes. Est-ce qu’il arrive pour faire le ménage ou pour construire une philosophie de jeu pour intégrer les jeunes de la réserve ? C’est la direction du PSG qui doit donner les objectifs.

Quel est le caractère de Tuchel ?

P. B. : Il est à poigne et quand je vois tous les commentaires sur les « fumeurs de chicha » du PSG, il est bien évident que quand on connait Thomas Tuchel, ça ne devra pas se passer au PSG. Est-ce qu’on l’a pris pour son jeu flamboyant ou pour faire le ménage au PSG ? Il est aussi là pour faire le ménage je pense. Les joueurs doivent se comporter comme des joueurs de football du XXIe siècle. Paris c’est pas une boite de nuit, le PSG c’en est pas une.

Quid de Wenger ?

P. B. : Ils pourraient cohabiter. Il a l’aura très développée en Allemagne. Personne n‘a compris pourquoi il n’avait pas été nommé un jour coach du Bayern dans sa carrière. Il est Alsacien, il parle parfaitement le Français et l’Allemand. Ce serait une excellente chose dans un binôme où Tuchel irait à 200 à l’heure et Wenger aurait un côté flegmatique anglais très intéressant.

L’interview en intégralité :

Directeur de Publication à Afrique Sports

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