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Mondial 2018

L’Uruguay leader du groupe A, l’Arabie Saoudite passe devant l’Égypte !

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Rapidement réduite à dix, la Russie a été battue par l’Uruguay (0-3). Deuxième, elle disputera son 8e de finale à Moscou, vraisemblablement contre l’Espagne. La Celeste, première, jouera à Sotchi contre le deuxième du groupe B.

Le match : 3-0 pour l’Uruguay
Main sur le coeur, la Russie avait assuré viser la première place de son groupe et Tchertchessov avait juré qu’il ne ferait pas tourner. Non seulement le sélectionneur russe a mis Jirkov, Golovine et Fernandes au repos, mais son équipe a surtout été en-dessous de ce qu’elle avait montré jusque-là (0-3). Ignachevitch aurait voulu faire perdre son équipe qu’il n’aurait pas fait autrement (voir par ailleurs) et Smolnikov a été expulsé pour deux avertissements idiots après seulement 36 minutes de jeu.

Seul joueur intéressant de la Sbornaya à Samara, Dizouba a bien servi Cherichev à la 12e puis a failli marquer de la tête (17e). Mais ce fût tout pour le pays hôte. L’Uruguay en a largement profité. Suarez a ouvert le score sur un coup franc de Suarez, obtenu par Bentancur (10e). L’attaquant du Barça a déjà marqué sept fois en Coupe du monde. Cherichev a ensuite marqué contre son camp, déviant un tir de Laxalt (23e). Muet depuis le début de la compétition, Edinson Cavani a d’abord raté plusieurs occasions (28e, 80e) mais il a mis au fond, avec rage, un ballon repoussé sur lui par Akinfeïev (90e).

L’Uruguay, qui n’a toujours pas encaissé un but, termine à la première place et jouera contre le deuxième du groupe B à Sotchi. La Russie, elle, devrait affronter l’Espagne devant son chaud public du stade Loujniki de Moscou.

Le tournant : Ignachevitch aide Suarez à marquer
La Russie n’a pas donné l’impression d’être très concernée par la chasse à la première place. La deuxième lui permet d’ailleurs de disputer son 8e de finale à Moscou, comme elle le préférait. L’ouverture du score de Luis Suarez a donné lieu à un drôle de fait de jeu. Plein axe, Luis Suarez a obtenu l’aide inattendue d’Ignachevitch. Le vétéran russe s’est enlevé du mur en poussant avec lui deux adversaires. Résultat ? Le champ était libre pour Suarez, qui a facilement pu tromper Akinfeïev.

Le fait : L’Uruguay en 4-4-2 losange

La Celeste a changé de système contre la Russie. Face à l’Egypte (1-0) et l’Arabie saoudite (1-0), l’Uruguay avait aligné un 4-4-2 classique, d’abord avec De Arrascaeta et Nandez sur les ailes puis avec Sanchez et Rodriguez. Ce lundi, alors qu’on attendait un 3-5-2, Tabarez est resté à quatre derrière. Mais le milieu était un losange, avec Torreira en sentinelle et surtout Bentancur en meneur. Le jour de ses 21 ans, le milieu de la Juventus a rayonné à ce poste tout en grattant des ballons. Relayeurs, Nandez et Vecino ont amené beaucoup de mouvement. Une belle transformation par rapport aux deux premiers matches poussifs des Uruguayens.

 

L’Arabie saoudite termine son Mondial par une victoire contre l’Egypte

Dans le duel des équipes déjà éliminées du Mondial, les Saoudiens ont battu les Égyptiens lundi (2-1).

Le match : 2-1

Il y a eu un peu de tout lundi pour le dernier match du Mondial de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, deux sélections déjà éliminées. Du jeu (surtout du côté saoudien), des buts, de la VAR, des penalties, une image (Salah n’a pas célébré son but) et deux records (voir plus bas). On a aussi vu un résumé des deux premiers matches du Mondial à la Volgograd Arena : les limites techniques des Egyptiens ont été aussi criantes que la naïveté des Saoudiens. Comme ce fut le cas lors de leurs deux précédents matches, les Faucons verts ont eu la possession, ils ont fait circuler la balle proprement pour trouver des décalages et se procurer des occasions. Mais une erreur de la défense a suffi pour qu’ils se prennent un but. Sur un long ballon de Said, Al-Mosailem est sorti n’importe comment, les deux Hawsawi, associés en défense centrale, se sont fait prendre de vitesse par Salah, qui n’avait plus qu’à piquer son ballon (22e).

Ce but a coïncidé avec un temps fort des Pharaons. Salah (certainement hors-jeu) a raté un face-à-face (24e), avant de servir Trezeguet, dont la reprise est partie dans le virage (33e). Dans la minute (34e), l’ailier a tenté sa chance une deuxième fois, à côté. Passées ces frayeurs, les Saoudiens ont retrouvé leur sérénité et leur plan de jeu. Ils ont été récompensés de leur intentions à la 40e, lorsqu’Ahmed Fathi a fait main sur un centre de Yasser al-Shahrani. Fahad al-Muwallad s’est présenté devant El-Hadary, mais le gardien a entretenu sa légende en le détournant sur sa transversale (40e). M. Roldan en a accordé un deuxième dans les arrêts de jeu (45e+2) pour un tirage de maillot d’Ali Gabr sur Al-Muwallad. La faute était tellement peu évidente que les arbitres vidéo n’ont pas voulu se prononcer. Le Colombien a regardé les images et accordé le penalty. Après ces quatre minutes de tergiversations, Al-Faraj s’est présenté devant El-Hadary et l’a pris à contre-pied (45e+6).

Face à une équipe d’Egypte peu motivée, avec un Mohamed Salah économe en efforts, les Saoudiens ont continué à dérouler. Ils ont tenté beaucoup de frappes, souvent n’importe comment (54e, 74e) – c’était déjà le cas en première période (3e, 12e, 15e, 25e, 30e, 32e), sans oublier de faire briller El-Hadary à deux reprises, sur des têtes d’Al-Mogahwi (69e) et d’Assiri (70e). Ils ont réussi à marquer ce deuxième but en toute fin de match (Al-Dawsari à la 90e+4) qui leur a permis de remporter une troisième victoire en Coupe du monde, vingt-quatre ans après celle contre la Belgique (1-0) le 29 juin 1994. Les Egyptiens, eux, sont toujours bredouilles.

3Juan Antonio Pizzi a réalisé une première dans l’histoire de la Coupe du monde : le sélectionneur de l’Arabie saoudite a changé de gardien pour la troisième fois en trois matches. Mais, comme ses devanciers, Yasser Al-Mosailem a commis une erreur sur le but de Salah.

Le joueur : Salah brille même sans le coeur

Alors qu’il envisage de quitter la sélection, avec d’importantes rancoeurs envers la Fédération, Mohamed Salah a peut-être vécu sa dernière cape avec les Pharaons. Chaleureusement ovationné par les fans à l’annonce de son nom dans le stade, la star n’avait pourtant visiblement pas le coeur à sourire. Comme lors du dernier match contre la Russie, il a compté ses efforts, avec aucun repli défensif, mais a encore brillé, même loin de son 100%. Il signé son 35e but en 59 sélections en signant un délicieux lob sur une ouverture de Said (22e). Il a ostensiblement refusé de célébrer sa réalisation, un signe supplémentaire de son mal-être en sélection. Même sans le coeur, Salah a été l’Egyptien le plus dangereux, mais il a manqué une énorme occasion en piquant son ballon à côté sur un face-à-face (24e). Il aurait pu être passeur décisif sur une merveille de passe lobée pour Trezeguet (35e) et a eu plusieurs opportunités de contre-attaques en seconde période. Son compteur au Mondial s’est arrêté à 2 buts.

Source: l’Équipe

 

Directeur de Publication à Afrique Sports

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