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Mercato

Vincent Enyeama cherche un club !

Carinos CHANHOUN

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Absent des terrains depuis avril 2017, l’emblématique gardien du LOSC s’exprime pour la première fois depuis sa mise à l’écart du club nordiste, qu’il a officiellement quitté en août. Le Nigérian évoque sa solitude pendant sa blessure, l’absence quasi-totale de contact avec ses anciens dirigeants et son envie toujours présente de trouver un dernier défi.

Le loft et sa blessure

– Vincent, après votre retour de blessure, vous imaginiez pouvoir rejouer avec le LOSC. Et, pourtant, vous vous retrouvez dans le fameux loft…

« Je n’imaginais pas ça. J’ai tellement donné à Lille, j’étais l’un des joueurs importants de l’époque… Je n’avais jamais vécu une histoire comme celle du loft. Payer un joueur pour le mettre à l’écart, pour qu’il ne joue pas, le laisser s’entraîner de son côté… Je n’avais jamais vu ça dans le football. C’est Franck Béria qui m’a appelé pendant mes vacances au Nigeria. Il m’a dit : « Vincent, j’ai une mauvaise nouvelle. Tu ne vas plus t’entraîner avec l’équipe A. » Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : « Je ne sais pas… » Il m’a juste dit que c’était la décision des dirigeants. »

– Vous aviez quand même été titulaire pendant quatre années…

« Oui. Et mes performances ne sont pas venues de la lune. Puis il y a eu cette blessure (en avril 2017). Je ne pouvais pas revenir avant trois ou quatre mois. Cette situation a été difficile. Avant de me blesser à Rennes, j’ai joué de nombreux matchs avec des douleurs dans le genou. Tout le monde le savait. On me faisait des injections pour retirer du liquide, on me donnait de la cortisone. Ça me mettait en colère. La question était de savoir combien de temps le genou allait tenir… »

Vincent Enyeama ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait. PHOTO FLORENT MOREAU
Vincent Enyeama ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait. PHOTO FLORENT MOREAU

La fin de l’aventure avec Lille

– Au-delà de ce contexte, comprenez-vous que les dirigeants n’aient pas voulu vous conserver ?

« Ils ont mis en place un nouveau projet, il faut le respecter. J’ai bientôt 37 ans, je peux comprendre. Mais la façon avec laquelle j’ai été écarté… Humainement, ce n’était pas bien. Ni pour moi, ni pour d’autres mecs qui ont tout donné pour l’équipe, comme Marko Basa ou Rio Mavuba, par exemple. »

– Que ressentiez-vous avec tous les joueurs écartés ?

« On était tous très déçus. Marko, c’était un des meilleurs défenseurs de la Ligue 1. Rio a tout donné pour ce club. Et bam, du jour au lendemain, ils étaient écartés. Ils n’ont même pas été fêtés par les supporters. On ne leur a même pas rendu hommage. Je n’ai même pas pu dire au revoir au public, moi non plus… »

Vincent Enyeama n’en perd pas son sourire pour autant. PHOTO FLORENT MOREAU
Vincent Enyeama n’en perd pas son sourire pour autant. PHOTO FLORENT MOREAU

– À cette époque, avez-vous eu l’occasion de parler avec Marcelo Bielsa ?

« Je ne connais pas Marcelo Bielsa… »

– Vraiment ?

« Je ne sais pas qui est ce monsieur, vraiment. La première fois que je l’ai vu, j’étais sur une table de soins. Il a marché sans même me dire bonjour ou lever la tête… Ses assistants sont venus prendre de mes nouvelles quand même, me dire quelques mots. Et, le jour suivant, plus personne ne m’a parlé… »

Et maintenant ?

– Vous être un joueur libre depuis septembre. Votre carrière professionnelle est-elle terminée ?

« Non, pas pour le moment. J’ai envie de continuer un petit peu, mais c’est compliqué. Je m’entraîne tous les jours, ici, dans ma maison. Je me maintiens en forme. J’avais quelques pistes en France, en Israël ou en Turquie. Mais, à mon âge (36 ans), mon état d’esprit est que je n’ai pas envie de quitter encore une fois ma famille. Mes proches sont bien ici, à Lille. On est parfaitement intégrés. On habite dans le Nord depuis 2011. »

Vincent Enyeama se sent bien dans le Nord. PHOTO FLORENT MOREAU
Vincent Enyeama se sent bien dans le Nord. PHOTO FLORENT MOREAU – VDNPQR

– Le mercato d’hiver a commencé. Avez-vous des contacts ?

« Je n’ai rien en France, en tout cas. Je me laisse encore jusqu’au mois de juin pour voir si un bon projet arrive. Je n’ai pas juste envie de rejouer, je veux prendre du plaisir. Et que ma famille soit bien. »

– Avez-vous déjà imaginé l’après-carrière ? Cela vous tenterait-il, par exemple, de devenir entraîneur des gardiens ?

« Honnêtement, je vis au jour le jour et je n’y pense pas. Après, oui, transmettre mes connaissances, aider les jeunes gardiens comme j’ai pu le faire, l’an dernier, avec la réserve du LOSC, pourquoi pas ? »

lavoixdunord

Journaliste reporter Sportif béninois, spécialisé dans le sport africain, j’ai un gros faible pour Samuel Eto’o, Didier Drogba, Jay Jay Okocha et Caster Semenya.

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