Peu après l’annonce des sanctions infligées au Sénégal et au Maroc suite aux incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a décidé de passer à l’action.
Visiblement insatisfait des mesures prises par la commission de discipline, Motsepe souhaite renforcer le Code Disciplinaire de la CAF afin de le rendre plus dissuasif. Dans ce cadre, il a convoqué le comité exécutif, comme l’indique un communiqué publié ce vendredi.

« J’ai été profondément déçu par les incidents inacceptables survenus lors de la finale. J’ai pris acte des décisions de la Commission de Discipline de la CAF et je respecte pleinement l’ensemble de nos instances judiciaires, auxquelles je me conformerai strictement. J’ai convoqué une réunion du Comité Exécutif afin d’examiner les règlements de la CAF, y compris le Code Disciplinaire. Cet examen vise à garantir que nos organes judiciaires disposent des pouvoirs nécessaires pour infliger des sanctions appropriées et dissuasives en cas de violations graves des Statuts, Règlements et du Code Disciplinaire, ou de tout comportement portant gravement atteinte à la réputation, à l’intégrité, au respect et à la compétitivité du football africain et des compétitions de la CAF. »
Des sanctions trop légères ?
À l’instar de Patrice Motsepe, Raymond Hack, ancien président du jury disciplinaire de la CAF, estime que les sanctions infligées au Sénégal et à son sélectionneur Pape Thiaw sont trop clémentes au regard du chaos survenu lors de la finale.
Suspendu pour cinq matchs et condamné à une amende de 100 000 dollars, le technicien de 44 ans aurait, selon Hack, dû être écarté de la Coupe du monde 2026, tout comme la sélection sénégalaise, qui n’a écopé « que » de 715 000 dollars d’amende. Avant le verdict, certaines rumeurs évoquaient même un retrait du titre aux champions d’Afrique ainsi qu’une disqualification pour la prochaine CAN.




