C’était censé être la fête du football africain. Trois mois après le coup de sifflet final, le continent reste plongé dans le flou : qui a réellement remporté la CAN 2025 ? Entre rapports secrets, insultes dans les ascenseurs et véritables braquages administratifs, de nouvelles révélations viennent éclabousser le tournoi.
Tout a commencé bien avant la fameuse finale. Ce jeudi, Le Monde révèle de nouvelles informations sur la CAN 2025. Dès leur arrivée, les Lions de la Teranga sentent que le terrain est miné : hôtels déclassés, sécurité déficiente à la gare de Rabat, et une paranoïa croissante face au risque d’espionnage tactique, avec des séances d’entraînement imposées sur les terrains des adversaires.

Le sélectionneur Pape Thiaw envoie la première bombe lors d’une conférence de presse. Interrogé sur l’organisation marocaine, il compare avec malice son expérience lors d’un tournoi à Alger : « Nous étions vraiment satisfaits de l’organisation [en Algérie] ». Dans un contexte de tensions diplomatiques régionales, le message est clair : ici, ce ne sera pas seulement un match, mais une véritable guerre psychologique.
Le Maroc dément les insultes
Sur le terrain, l’électricité est à son comble. Alors que le temps additionnel s’écoule, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala accorde un penalty très controversé au Maroc. Pour les Sénégalais, c’est le vol de trop. Sous l’impulsion de leur entraîneur, les joueurs quittent le terrain, stoppant le match.
Le stade bascule dans la fureur. Dans les vestiaires, Sadio Mané tente de calmer ses coéquipiers, tandis que dans les tribunes, la colère gronde. La brigade antiémeute doit intervenir pour contenir des supporters sénégalais déchaînés.
Le jeu reprend après 12 minutes de chaos, mais le penalty est raté. En prolongation, Pape Gueye offre finalement la victoire au Sénégal. Pourtant, la tension reste extrême. Selon Le Monde, l’après-match a été marqué par une violence verbale inouïe : dans la zone mixte, près des ascenseurs, un dirigeant aurait lancé aux Sénégalais : « Vous êtes pires que des Algériens ! ». Une insulte vécue comme une ultime provocation par les Lions de la Teranga, mais démentie par le camp marocain.
L’animosité ne s’arrête pas là. La conférence de presse de Pape Thiaw est boycottée par les journalistes locaux, scandant « Dégage ! », tandis que trois joueurs sénégalais sont hospitalisés pour une mystérieuse intoxication dans les vestiaires.
Le 17 mars, coup de théâtre : le jury d’appel de la CAF annule le résultat du terrain et déclare le Sénégal forfait (3-0) pour avoir quitté la pelouse. Dakar parle d’un « braquage administratif le plus grossier de l’histoire ». Aujourd’hui, l’imbroglio est total. Le Sénégal a déjà cousu une deuxième étoile sur son maillot et fêté sa victoire au Stade de France, tandis que le Maroc attend la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour savoir s’il pourra officiellement graver son nom sur le trophée.




