Ancien « bad boy » flambeur, El Hadji Diouf a-t-il perdu sa fortune ? | Vie d’Après Foot

Peut-on être un footballeur professionnel bien payé et se retrouver fauché après sa carrière ? C’est quasi impossible dira la plupart d’entre nous. Mais le football nous a souvent montré qu’un footballeur peut passer de milliardaire à SDF, en quelques années. L’histoire par exemple d’Emmanuel Eboué en avait touché plus d’un. Passé par Arsenal où il a amassé une grosse fortune, il s’est retrouvé sur la paille en moins de dix ans. Est-ce tout de même le sort pour tous les joueurs ? Eh bien, non. Pour El Hadji Diouf, dont nous nous intéressons aujourd’hui, la rumeur concernant sa santé financière avait été soulevée un temps. Mais qu’en est-il réellement ?

 

Pour parler de lui, il faut d’abord remonter à ses années actives.  Arrivé à Liverpool en 2002 pour un salaire de 50 millions Fcfa par semaine, El Hadji Diouf amasse un pactole. Toutefois, en dix ans de présence dans le football anglais, il a pesé dix fois moins lourd. Perte de niveau au plan sportif, dépréciation progressive de son traitement salarial, tout le prédestinait à une fin de carrière « pauvre » et poussive.

 

Mais il avait réussi à jouer gros en signant à Leeds United, plutôt que d’aller en Arabie saoudite et se trouve désormais en passe de ramasser un jackpot. Les performances d’El Hadj Diouf sur le terrain épousent une courbe positive avec Leeds, mais au regard de son standing d’il y a quelques années, le double Ballon d’or africain (2001 et 2002) pèse beaucoup moins lourd. Son traitement hebdomadaire se chiffrait alors au dixième, soit 5 millions de Fcfa.

La dégringolade salariale vécue par El Hadj Diouf était très logique. Quand on passe de la Première League (D1) à la Championship (D2), avec un parcours souvent chaotique et pas toujours convaincant entre Bolton, Sunderland, Blackburn, Glasgow Rangers, Doncaster, pour aboutir à Leeds United, on peut difficilement peser lourd. Surtout que Diouf a du mal à être constant sur le terrain. Ses frasques hors des stades (parfois dedans) le distinguent mieux que son talent.

Tournant le dos aux sirènes saoudiennes, qataries et chinoises, il avait relevé le défi. «Si j’avais besoin d’argent, j’aurais accepté de rejoindre le Qatar ou l’Arabie saoudite, où l’on m’avait fait d’offres intéressantes», confiait-il à la Tfm. L le challenge sportif lui apporte un réel bonheur, le regrettera-t-il quelques années plus tard ? C’est à revoir et nous y reviendrons.

Parce que oui, quelques années après sa retraite, El Hadji Ousseynou Diouf a fait la Une de certains journaux au Sénégal. La rumeur de sa faillite financière commençait à germer. « Double ballon d’or africain : El Hadji Diouf dans une situation financière difficile », tel est le titre partagé par une grande partie de la presse sénégalaise. Le concerné semblait alors ne pas être ébranlé par cette nouvelle. Il l’avait analysée avec beaucoup de recul.

« Je n’ai pas de réponse à donner à cette information. La presse qui l’a sortie doit avoir les preuves de ce qu’elle avance », a servi le double ballon d’or africain.

Actuellement au pays et loin des terrains de foot avec sa retraite professionnelle, El Hadji Diouf continue tout de même de s’impliquer dans la vie sportive du pays et use de sa personne pour des activités publicitaires et autres. L’annonce de sa débauche en avait donc surpris plus d’un.

Sauf que de l’autre côté, force est de constater qu’il est raté sa reconversion. Si, en premier, il avait l’intention de titiller le banc en tant que coach, son passé de Bad Boy a, semble-t-il, freiné ses ardeurs. Un temps, ses multiples sorties contre la FSF laissé présager une envie d’être copté pour l’équipe nationale mais sans diplôme ni expérience au haut niveau comme technicien, difficile de gratter quelque chose.

Autre remarque qui laisse à réfléchir, El Hadji Diouf s’est engagé en politique. D’aucuns diront que c’est normal, au vu de son aura mais au pays, certains voient ceci comme une occasion de se refaire les poches. Difficile de savoir sa réelle motivation mais son rapprochement avec Macky Sall, le président sénégalais, ne laisse personne indifférent. Habitué des voitures de luxe, El hadji Diouf n’en conduit plus et préfère rouler dans un véhicule moins attrayant. Une preuve qu’il n’a plus assez d’argent ? Personne ne saurait dire.

Récemment, il s’est montré à l’écran faisant la pub d’une bouteille d’eau. Suffisant pour se relancer, si besoin il y a ? Pas si sûr, non plus. De plus, le génie sénégalais n’a jamais été entendu dans des investissements pouvant lui assurer des revenus constants. Mais avec Dioufy rien n’est bien sûr. Friand de dribbles et de feintes insoupçonnés, il peut bien rouler son monde avec des centaines et des centaines de millions dans d’euros dans ses comptes. Avec lui, tout est possible !

 

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