Connect with us

Foot Africain

Après le Mondial, le Sénégal n’a toujours pas corrigé ses erreurs !

Published

on

Le Sénégal est tenu en échec sur la Pelouse de Madagascar. Le constat est alarmant. Les lions n’ont absolument rien appris de leurs erreurs en coupe du monde. Un manque de concentration criard dans les coups de pieds arrêtés, un jeu trop physique et des choix approximatifs qui relancent encore les débats du côté du pays de la Teranga.

 

Même si le Sénégal a l’un des plus beaux effectifs du continent africain, il peine à trouver un meneur de jeu. Ce joueur capable de garder la balle, de faire remonter le bloque et de servir de liant entre la défense et l’attaque. Les attaquants sont obligés de redescendre très bas pour participer au jeu. Ils sont complètement sevrés de ballons. Les milieux de terrain ont a peu près un profil identique et ne correspondent pas au jeu prôné par le coach. Quand tu veux jouer un jeu défensif et procéder par contre, il te faut des milieux capables de faire sortir le ballon et de vite se projeter vers l’avant, ce qui n’est pas le cas d’Alfred Ndiaye et de Cheikhou Kouyaté. Résultat, ils sont obligés de commettre des fautes pour rattraper leur retard dès qu’ils essaient de  monter un cran plus haut sur le terrain. Sept cartons jaunes dans un seul match, c’est à ne rien comprendre, et pourtant ce sont ces mêmes cartons qui leur ont coûté une qualification en huitième de finale de coupe du monde.

Un coaching frileux 

Ce match nous aura également montré les limites d’Aliou Cissé. Le coach de 42 ans a multiplié les approximations et a mis une nouvelle fois en lumières ses carences de manager. Des choix incompréhensibles et surtout inopportuns et des changements trop tardifs qui n’ont fait que déstabiliser davantage son équipe. Dans un match où les lions devaient logiquement dicter le tympo, ils se sont fait bousculés et contraints de courir derrière le ballon. Malgré les critiques, Cissé reste dans son pragmatisme. Même s’il ne veut rien entendre et même si le football nous réserve parfois son lot de surprise, c’est quand même assez indécent qu’une équipe comme le Sénégal ne parvienne pas à disputer la possession à la 107e équipe au classement FIFA. 

Le cas Sadio Mané 

Sadio Mané n’arrive toujours pas a imposer sa patte et va relancer, à juste titre les débats sur son implication dans le jeu des lions. Celui qui réalise actuellement un début de saison monstrueux avec Liverpool peine à montrer ses qualités et à enfin endosser son costume de leader technique. Il aurait dû sortir en cours de match n’eût été le coaching frileux de son entraîneur. On peut néanmoins reconnaître qu’il ne dispose pas de la même liberté offensive qu’à Liverpool et est obligé de descendre pour toucher le ballon mais la nonchalance dont il fait montre sur certaines actions et sa manie de vite aller au sol sans chercher le duel ne joue pas trop en sa faveur. Il clame tout haut son amour et fierté pour les couleurs nationales, à lui de montrer davantage de hargne pour faire taire les plus sceptiques.

L’état de la pelouse a peut-être freiné les ardeurs des lions de la Teranga mais cela n’explique en rien le contenu proposé par les hommes d’Aliou Cissé. On parle quand même d’une des meilleurs équipes africaines, enfin sur le papier. Une animation qui reste à désirer, un coach qui n’en fait qu’à sa tête, une défense aux abois et un leader absent, le Sénégal a encore beaucoup de travail s’il veut enfin conquérir ce trophée majeur qui manque tant à son palmarès.

Ghaly Wane

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Les + lus aujourd'hui