Déjà fortement secouée par la polémique autour de la finale de la CAN 2025 Sénégal – Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) pourrait être confrontée à un nouveau front judiciaire… et voir sa crédibilité mise à rude épreuve.
Cette fois, c’est le quart de finale de la Ligue des champions africaine entre la RS Berkane et Al-Hilal Omdurman (1-1, 1-0) qui pourrait dépasser le cadre du terrain. Le club soudanais a officiellement déposé plainte, pointant la participation de Hamza El Moussaoui, accusé d’avoir joué malgré une suspension pour dopage.
Berkane – Al-Hilal : un nouveau dossier brûlant
Selon les informations du club, le latéral aurait été contrôlé positif à un glucocorticoïde (prednisone/prednisolone), entraînant une suspension de 30 jours notifiée par la CAF… seulement deux jours avant le match. Mais la suspension aurait été levée le jour même de la rencontre, dans des conditions encore floues.
Al-Hilal affirme avoir multiplié les démarches auprès de la CAF, sans obtenir de réponses satisfaisantes. Plusieurs courriers seraient restés sans suite, et le club soudanais avait fixé un ultimatum clair à l’instance, expiré vendredi soir.
Une pression énorme sur la CAF
Dans ses revendications, Al-Hilal réclame des sanctions sévères contre Berkane, allant jusqu’à une exclusion des compétitions africaines et la remise en cause du résultat du match.
Si ces faits sont avérés, le club marocain pourrait se voir infliger une défaite sur tapis vert, bouleversant totalement le tableau de la compétition, à quelques jours seulement de la demi-finale aller contre l’AS FAR Rabat.
Direction le TAS ?
Face au silence prolongé de la CAF, perçu par Al-Hilal comme un véritable mépris, le club soudanais menace désormais de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), avec un dossier qu’il affirme solidement étayé par plus d’une dizaine de pièces.
Ce scénario prend de plus en plus de crédibilité. Et s’il se confirmait, la CAF se retrouverait dans une situation inédite : devoir défendre simultanément deux dossiers majeurs devant la juridiction sportive internationale.
Cette nouvelle affaire vient renforcer le climat de suspicion qui entoure aujourd’hui la gouvernance du football africain. Et si le TAS venait à trancher différemment de la CAF, ce serait un nouveau revers pour la crédibilité et l’autorité de l’instance continentale…

