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“Je n’aurais jamais dû partir” : le regret poignant d’Hervé Renard

Noyine Touré3 min de lecture
“Je n’aurais jamais dû partir” : le regret poignant d’Hervé Renard

Hervé Renard n’a pas caché son attachement au Maroc, pays qu’il a dirigé entre 2016 et 2019. L’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas a même livré une véritable déclaration d’amour, revenant avec émotion sur son passage à la tête de la sélection.

Avec franchise, il a reconnu une erreur majeure : avoir quitté son poste en 2019 alors qu’il était encore lié par contrat jusqu’en 2022. Un aveu fort, qui témoigne des regrets persistants du technicien français concernant la fin prématurée de son aventure marocaine.

Sélectionneur du Maroc entre 2016 et 2019, Hervé Renard nourrit aujourd’hui de profonds regrets. Durant son passage à la tête des Lions de l’Atlas, il avait misé sur une nouvelle génération devenue incontournable, à l’image de Youssef En-Nesyri et surtout Achraf Hakimi. Il avait également réussi à qualifier la sélection pour la Coupe du monde de la FIFA 2018, mettant fin à de longues années d’absence sur la scène mondiale.

Interrogé par Colinterview, le technicien français a reconnu qu’il aurait dû poursuivre l’aventure, lui qui avait quitté son poste en 2019 alors qu’il était encore sous contrat jusqu’en 2022 :

“Je vais répondre autrement. Je n’aurais jamais dû partir (…) Je n’en dirai pas plus, mais ça fait partie des erreurs qu’on peut faire dans une carrière. Et quand on voit la suite, eh bien, c’est une erreur.”

Un aveu lucide, qui en dit long sur l’attachement de Renard au Maroc et sur les regrets qui l’accompagnent encore aujourd’hui.

Hervé Renard avoue avoir fait une erreur

Une chose est sûre : son attachement au Maroc demeure intact. L’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas n’a pas caché l’émotion que lui inspire encore le pays :

“Il y a une partie de mon cœur qui est là-bas, je n’ai pas peur de le dire. À chaque fois que je vais au Maroc ou que je croise un Marocain à travers le monde, on me dit la même chose, et ça me touche profondément. J’ai connu Fouzi Lekjaa, qui venait d’être nommé depuis un an et demi quand je suis arrivé, et qui a fait grandir ce pays pour revenir pratiquement au top du football mondial. Ils sont 8es au classement FIFA.”

Un hommage appuyé au président de la fédération, Fouzi Lekjaa, et au travail accompli ces dernières années.

Renard assume même avoir soutenu les Lions de l’Atlas face à son propre pays lors de la demi-finale de la Coupe du monde de la FIFA 2022 :

“J’avais choisi mon camp, je suis franc. C’est simple, j’ai vécu une aventure de trois ans et demi au Maroc. 70 % des joueurs que j’avais étaient ceux qui ont été demi-finalistes au Mondial sous les ordres de Walid Regragui.”

Présent à Doha, il garde un souvenir fort de l’ambiance :

“Le public marocain est exceptionnel. On a joué la Coupe du monde en Russie avec 40 000 spectateurs contre le Portugal, mais 40 000 Marocains venus du monde entier. Vous avez vu aussi la ferveur à la CAN. C’est un public de passionnés. Le Maroc a cette passion pour le football, excessive positivement, parfois négativement, mais c’est un pays exceptionnel.”

Des mots forts, qui confirment que malgré son départ prématuré en 2019, une partie du cœur d’Hervé Renard bat toujours au rythme du Maroc.