Interrogé par The Guardian, Samir Sobha, membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) et président de la Fédération mauricienne de football, a multiplié les efforts pour « implorer le pardon » du Maroc. Après cet entretien avec le média anglais, il s’est exprimé dans un média marocain, où il est allé encore plus loin.
Le dirigeant a apporté un soutien total au Maroc, insinuant que certaines fédérations africaines se sont tues par intérêt. « Vous savez, en Afrique, la plupart des fédérations sont petites, elles disposent de peu de moyens et doivent composer avec les ressources limitées dont elles disposent. Vous pouvez donc imaginer qu’elles ne vont pas s’aliéner certains responsables du football africain, qu’elles craignent peut-être de voir sévir à leur encontre (…) Pour ma part, je n’ai absolument rien à gagner. Mais ce n’est pas pour autant que je vais me taire. Je le répète clairement : je suis entièrement derrière le Maroc et les Marocains », a-t-il martelé.

Lors de son entretien avec The Guardian, Samir Sobha avait affirmé sans détour que le Maroc avait été victime d’une « injustice » lors de la finale face au Sénégal, estimant que tous les joueurs sortis du terrain auraient dû être avertis, notamment Ismaila Sarr et El Hadji Malick, exclus pour un second carton jaune. Ses propos avaient rapidement déclenché la polémique, certains lui reprochant un parti pris en faveur du Maroc et pointant du doigt le refus injuste du but d’Ismaila Sarr dans les dernières minutes pour le Sénégal. Dans l’entretien publié sur le site marocain Medias24, il a réitéré sa position.
« Je n’ai dit que la vérité et j’assume pleinement mes propos. Ce n’est pas une réaction à chaud : j’ai pris le temps de relire le règlement, et il est clair [loi 12 des lois du jeu, ndlr] : un joueur doit être averti s’il quitte délibérément le terrain sans l’autorisation de l’arbitre. C’est exactement ce qui s’est passé lors de la finale », a expliqué Samir Sobha.




