La Coupe d’Afrique des Nations 2027, attribuée conjointement au Kenya, à l’Ouganda et à la Tanzanie, est prévue en principe pour les mois de juin et juillet 2027. Pourtant, à mesure que l’échéance approche, les incertitudes grandissent autour de l’organisation effective de cette compétition majeure du football africain.
À peine la Coupe d’Afrique des Nations 2025 terminée, ses répercussions continuent de se faire sentir. L’édition a laissé place à des contestations, notamment avec le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football devant le Tribunal arbitral du sport. Cette procédure, toujours en attente de décision, entretient un climat d’incertitude qui ne contribue pas à rassurer les acteurs du football continental.

Dans ce contexte déjà tendu, la préparation de la CAN 2027 suscite de nombreuses interrogations. À ce jour, aucune date officielle n’a été confirmée par la Confédération africaine de football, et le tirage au sort des éliminatoires reste en suspens. Cette absence de communication claire alimente les inquiétudes des observateurs, qui redoutent un retard significatif, voire un scénario plus préoccupant encore.
Certains analystes n’excluent pas la possibilité d’une annulation ou d’une délocalisation de la compétition. Ces craintes sont renforcées par les propos du journaliste Nabil Djellit, tenus sur Canal+ Afrique. Selon lui, la situation actuelle traduit un manque de préparation des pays hôtes. Il estime que l’absence d’informations officielles reflète une difficulté réelle à répondre aux exigences organisationnelles d’un tournoi d’une telle envergure.
#TDA 🌍 : A un an de la CAN 2027, le public s'étonne du manque d'informations concernant les qualifications au point que Nabil Djellit pense que la compétition n'aura tout simplement pas lieu 🤔 pic.twitter.com/cMlvCcv04n
— CANAL+ SPORT Afrique (@cplussportafr) April 20, 2026
Par ailleurs, plusieurs équipes engagées dans les phases préliminaires se retrouvent dans l’incertitude. Certaines ont déjà validé leur qualification et attendent désormais de connaître leurs futurs adversaires, sans visibilité sur le calendrier. Cette situation inhabituelle complique la planification sportive et fragilise la crédibilité de la compétition.
Si ces inquiétudes venaient à se confirmer, l’image du football africain pourrait en pâtir une nouvelle fois. Les difficultés organisationnelles récurrentes associées à la CAN alimentent régulièrement les critiques, notamment sur la capacité des instances à garantir une gestion rigoureuse et anticipée des grandes compétitions.
À un peu plus d’un an de la date théorique du tournoi, l’absence de signaux positifs ne permet pas d’écarter les doutes. Une clarification rapide de la part des autorités compétentes apparaît désormais indispensable pour rassurer les fédérations, les joueurs et les supporters, et préserver l’intégrité d’un événement central dans le calendrier sportif africain.

