Au cœur d’une Coupe d’Afrique des Nations marquée à la fois par l’intensité du jeu et de nombreuses controverses, Samuel Eto’o a choisi de sortir de sa réserve. Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) s’est exprimé sur la délicate question de l’arbitrage lors d’un entretien accordé à France 24.
Sans chercher à attiser la polémique, l’ancien capitaine emblématique des Lions Indomptables a d’abord rappelé la dimension humaine du corps arbitral. « Les arbitres restent des humains et je ne souhaite pas venir ici les accuser », a-t-il déclaré, appelant à davantage de retenue dans un contexte souvent dominé par la passion et la frustration.
Pour autant, Samuel Eto’o n’a pas éludé l’impact de certaines décisions sur le déroulement de la compétition. « Il y a eu des faits de jeu qui ont marqué cette CAN à jamais », a-t-il affirmé, faisant référence à des situations qui, selon lui, ont parfois pris le pas sur l’essence même du tournoi : le football.
Le président de la FECAFOOT estime désormais que la responsabilité incombe à la Confédération africaine de football. « Il revient à la CAF de prendre ses responsabilités et d’identifier ce qui a moins bien fonctionné, afin de prendre les décisions qui s’imposent », a-t-il insisté, appelant à une introspection sérieuse de l’instance continentale.
Interrogé plus directement, Samuel Eto’o a assumé ses propos sans détour : « Des faits de jeu, cela veut dire des erreurs d’arbitrage. Oui, des erreurs d’arbitrage. » Une franchise aussitôt tempérée par un rappel essentiel : « N’oubliez pas que les arbitres restent des humains, comme vous et moi. »
Entre lucidité et diplomatie, le message est clair. Pour l’ancien Ballon d’Or africain, l’avenir du football continental passe par une amélioration des mécanismes d’arbitrage, afin que les décisions litigieuses ne viennent plus éclipser la beauté du jeu et les performances des équipes. Une prise de parole mesurée mais forte, qui relance le débat sur la modernisation et la crédibilité de l’arbitrage africain, à l’heure où la CAN s’impose de plus en plus comme une vitrine majeure du football mondial.

