Football

Ronaldo 8e, Messi 3e, Zidane… le top 20 des meilleurs dribbleurs du 21e siècle

Momar Touré3 min de lecture

Le dribble reste l’un des gestes qui résument le mieux la magie du football: éliminer un adversaire, casser une ligne, créer un décalage en une fraction de seconde. Un classement des 20 meilleurs dribbleurs du XXIe siècle, qui place Cristiano Ronaldo à la 8e position et Lionel Messi au 3e rang, a logiquement fait réagir les passionnés. Car derrière l’exercice, il y a autant d’images marquantes que de critères possibles.

Si Messi n’est « que » troisième dans cette hiérarchie, son cas illustre justement la difficulté de départager les époques. À Barcelone, puis avec l’Argentine, l’octuple Ballon d’Or a bâti une partie de sa légende sur un contrôle de balle collé au pied, un centre de gravité bas et une capacité rare à enchaîner les changements de direction sans perdre de vitesse. Sa Coupe du monde 2022, remportée au Qatar, a encore rappelé combien ses prises de balle pouvaient désorganiser les défenses au plus haut niveau.

La 8e place attribuée à Cristiano Ronaldo renvoie à une trajectoire singulière. Dans sa première période, du Sporting au Manchester United des années 2000, le Portugais a souvent incarné le dribble spectaculaire: passements de jambes, accélérations, un-contre-un répétés sur l’aile. En devenant au fil du temps un finisseur d’élite – cinq Ballons d’Or et un palmarès européen impressionnant – son jeu s’est épuré, mais l’explosivité et la capacité à provoquer sont restées des marqueurs de son identité.

La présence de Zinedine Zidane dans un top XXIe siècle rappelle, elle, qu’un grand dribbleur n’est pas forcément un ailier. Entre la Juventus et le Real Madrid, jusqu’à sa retraite en 2006, le Français a imposé un style basé sur la protection de balle, les feintes de corps et la célèbre « roulette » qui porte son nom. Plus qu’un enchaînement de gestes, son dribble servait à contrôler le rythme, à attirer la pression pour libérer un partenaire, et à faire basculer une action dans les zones décisives.

Au-delà de ces trois monuments, ce type de classement met souvent en avant des profils complémentaires: le dribble “samba” d’un Ronaldinho, l’imprévisibilité d’un Neymar, ou la percussion plus directe de créateurs comme Eden Hazard ou Arjen Robben, selon les sensibilités. Et sur le continent africain, l’héritage d’un Jay-Jay Okocha, la finesse d’un Riyad Mahrez ou la capacité de certains attaquants à porter le ballon rappellent que l’élimination fait partie de l’ADN du jeu. En définitive, chiffres de dribbles réussis, esthétique et influence dans les grands matches s’entrecroisent: raison de plus pour que le débat reste ouvert.