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CAN 2025 : la CAF, le Maroc et le Sénégal… une annonce inattendue tombe !

Momar Touré3 min de lecture
CAN 2025 : la CAF, le Maroc et le Sénégal… une annonce inattendue tombe !

Le dossier de la CAN 2025 opposant le Sénégal au Maroc entre dans une nouvelle phase, marquée par une intensification des procédures judiciaires et des tensions persistantes. La semaine à venir s’annonce décisive dans une affaire qui dépasse désormais le cadre strictement sportif.

En coulisses, le recours devant le Tribunal arbitral du sport est en préparation, tandis que la Confédération africaine de football continue de gérer le dossier à l’échelle continentale. Son président, Patrice Motsepe, multiplie les déplacements pour tenter d’apaiser les tensions entre les deux camps. Parallèlement, un nouveau volet judiciaire s’ouvre à Rabat avec le procès en appel de supporters sénégalais impliqués dans les incidents survenus lors de la finale.

Le mois de mars a été particulièrement agité. Le 17 mars, la CAF a pris une décision retentissante en retirant au Sénégal son titre acquis sur le terrain face au Maroc. Le jury d’appel a estimé que la sortie temporaire des joueurs sénégalais durant la finale s’apparentait à un forfait, attribuant ainsi la victoire sur tapis vert au pays hôte. Une décision vivement contestée à Dakar.

La Fédération sénégalaise de football a dénoncé un verdict « grossier, absurde et irrationnel » et a annoncé son intention de saisir le TAS. Elle affirme considérer le Sénégal comme le véritable champion d’Afrique sur le plan juridique et réclame une procédure accélérée afin d’obtenir une décision avant la Coupe du monde 2026. De son côté, la Fédération royale marocaine de football soutient avoir respecté les règlements en vigueur et assure coopérer pleinement avec les instances internationales.

Dans ce contexte tendu, Patrice Motsepe s’est rendu successivement à Dakar, où il a rencontré le président Bassirou Diomaye Faye, puis à Rabat pour encourager le dialogue. Il a promis de renforcer l’équité du football africain et a évoqué une possible révision des règlements de la CAN à la suite des événements de cette finale controversée. Il a également rejeté fermement les accusations de corruption émises au Sénégal, insistant sur la nécessité de préserver l’intégrité et la réputation des 54 associations membres de la CAF.

Sur le plan judiciaire, le procès en appel de 18 supporters sénégalais arrêtés après les incidents doit s’ouvrir ce lundi à Rabat, après plusieurs reports. En première instance, les peines prononcées allaient de trois mois à un an de prison pour hooliganisme et violences lors d’un événement sportif. Leur situation est désormais au cœur de l’attention, suivie de près par les autorités et diverses organisations.

Le Conseil national des droits de l’Homme du Maroc veille au bon déroulement de la procédure et à la transparence du procès. L’institution affirme avoir assisté aux audiences précédentes, examiné les dossiers et rencontré les détenus dans les prisons d’Al Arjat sans présence de l’administration pénitentiaire. Elle indique qu’aucune allégation de violation des droits n’a été formulée par les accusés, tout en rappelant l’importance du respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense.

Il est précisé que la Fédération royale marocaine de football n’est pas impliquée dans cette procédure judiciaire, qui relève exclusivement du droit pénal marocain et des autorités compétentes. Les charges retenues concernent notamment l’intrusion sur le terrain, les violences lors d’un événement sportif, les jets de projectiles et les affrontements avec les forces de l’ordre. Le rôle de la fédération marocaine demeure ainsi limité au volet sportif du litige traité par les instances du football africain.