Lors d’une émission spéciale sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations, Patrick Mboma, ancien Lion Indomptable du Cameroun et Ballon d’Or africain 2000, n’a pas caché son mécontentement. Selon lui, la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de tenir la CAN tous les quatre ans constitue un véritable recul pour le football africain.
« J’ai cherché les avantages et je ne les ai pas trouvés », a-t-il lancé, visiblement agacé. Pour Mboma, espacer la compétition la rend certes plus rare, mais également beaucoup plus coûteuse pour les diffuseurs et sponsors. « Ce qui est rare coûte cher. Pour un diffuseur ou un sponsor, la CAN peut désormais devenir extrêmement chère », a-t-il expliqué.

L’ancien attaquant s’inquiète particulièrement pour les nations moins puissantes. Il cite l’exemple du Togo, présent à la Coupe du Monde mais qui peine parfois à se qualifier pour la CAN. « Beaucoup de pays ont besoin de cette compétition pour progresser », insiste-t-il. Même des nations historiques comme le Ghana, quadruple vainqueur de la CAN, risquent de manquer une édition et de perdre en visibilité.
Patrick Mboma défend aussi l’émotion et le spectacle que procure la CAN. « Pour moi, cette grande messe tous les deux ans est indispensable, pour m’amuser et vanter les mérites de notre continent », affirme-t-il. Il évoque également les records individuels : « Comment pourra-t-on expliquer qu’un joueur puisse dépasser Samuel Eto’o Fils si la CAN n’a lieu que tous les quatre ans ? »

Passionné et attaché à l’histoire du football africain, Mboma lance un véritable cri d’alarme : réduire la fréquence de la CAN pourrait freiner la progression des équipes et priver les supporters d’un spectacle unique.
Pour lui, la décision de la CAF semble motivée par des raisons financières, mais ses conséquences sportives et émotionnelles pourraient être durables. Une analyse critique que tous les amoureux du football africain se doivent de prendre en compte.




