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CAN 2019 : Les sept équipes déjà éliminées

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Si certaines nations sont sûres d’être de la fête au Cameroun car ayant validé leur qualification à l’issue de cette double confrontation, d’autres sont quant à elles sont d’ores et déjà totalement hors de course. En effet, le Sénégal, la surprise Madagascar et les habitués que sont la Tunisie et l’Egypte ont validé leur billet pour la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations au pays des légendes du ballon tels que Samuel Eto’o ou encore Patrick Mboma. En revanche, beaucoup d’autres formations, pour la plupart des « mal classées », se sont sans doute heurtés à une marche beaucoup trop élevée.

Evidemment il est vrai que le niveau grandissant du football africain ne constitue un cadre idéal pour que ses équipes se frayent un chemin dans la hiérarchie des plus grands. L’écart abyssal de niveau croit de façon exponentielle, c’est le moins qu’on puisse dire. Il s’agit en effet, de la Guinée Equatoriale – pays organisateur de la CAN 2015, le Soudan, le Soudan du Sud, les Seychelles, le Botswana, l’eSwatini et le Niger qui ont plié bagages tombant les armes à la main car malgré leurs statuts d’outsiders, certains ont fait bonne figure durant ces éliminatoires.

La Guinée Equatoriale, le Soudan, l’eSwatini et Niger pas aidé par le tirage…

Le tirage de ces éliminatoires n’a pas été spécialement clément avec ces nations citées. Car, être placés dans des poules avec des grandes écuries du continent tels que le Sénégal, l’Egypte, la Tunisie – qui possèdent les attaquants les plus redoutables d’Afrique – n’est pas de tout repos.

La Guinée équatoriale, pays organisateur de la CAN 2015 où elle avait réalisé un parcours phénoménal en accédant à la demi-finale avant de tomber face au Ghana, avait une carte à jouer dans ce groupe. Car, excepté le Sénégal qui est au dessus de la mêlée, il y’avait de la place pour faire un bon résultat pour les Rouges. Trois défaites, une seule victoire et ce, face au petit poucet du groupe c’est peu pour espérer accrocher une place qualificative. De plus c’était sans compter sur la réussite époustouflante des Barea de Madagascar qui, au terme de leur parcours sans faute jusque-là, ont décroché une qualification historique : la première de leur histoire. Le Soudan lui s’est cassé les dents en alignant quatre défaites en autant de sortie.

Situation assez similaire connue par le Niger et l’eSwatini, respectivement 105e et 106e au classement FIFA qui en ont pris plein face aux têtes d’affiche que sont l’Egypte de Mouhamed Salah et la Tunisie. Les deux équipes maghrébines se sont partagés la quasi totalité des points dans ce groupe laissant que des miettes aux mal classées.

 Le Botswana, le Soudan du Sud et les Seychelles avaient une tache lourde…

C’est pas faute d’avoir essayé mais ces équipes savaient que la tâche serait évidemment très ardue pour réaliser un exploit face à des superpuissances tels que le Nigéria, l’Afrique du Sud et les autres. Certaines ont même pris l’eau à l’exemple des Seychelles qui ont encaissé neuf buts en deux rencontres rien que face à l’Afrique du Sud et le Nigéria. Des défenses fébriles qui n’ont pas fait le poids et très pauvres dans le jeu pour aspirer à mieux dans ces éliminatoires. Ces équipes ont quand même le mérite d’avoir joué crânement leurs chances même si elles partaient évidemment en position d’outsiders.

De plus parmi ces formations aucune d’elles ne comptent plus d’un point en quatre journée. Pire leur total combiné fait tous juste deux points. Assez choquant mais révélateur d’une différence de niveau encore énorme.

Ces équipes ont vu leur rêve s’arrêter net très tôt dans cette lutte acharnée pour la CAN. C’est pas faute d’avoir essayé pour la plupart d’entre elles mais la marche était sans doute très haute. En revanche, bâtir une équipe solide capable de rivaliser avec les superpuissances du continent demande du temps, du sacrifice et beaucoup d’énergies. Il s’agit pour la plupart d’un apprentissage pour s’imprégner du milieu en vue de faire mieux prochainement. Et à cet effet, l’équipe de Madagascar est le meilleur exemple à suivre car à force de temps, de travail et de sacrifice, un bon collectif peut soulever des montagnes.

Birane BASSOUM

"Certaines personnes pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je trouve ça choquant. Je peux vous assurer que c'est bien plus important que ça." Un passionné qui déverse démesurément sur la toile son amour du foot africain, mon terrain de prédilection !

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