Le Sénégal affronte l’Égypte ce mercredi à Tanger pour la demi-finale de la CAN 2025, avec un coup d’envoi prévu à 16h GMT. Ce duel promet d’être particulièrement intense, puisqu’il oppose deux nations qui se connaissent bien. Les Lions et les Pharaons se sont déjà affrontés à plusieurs reprises ces dernières années, notamment lors de la finale de la CAN 2021 et des barrages du Mondial 2022, à chaque fois avec une victoire sénégalaise. Ces précédents résultats ajoutent une dimension de revanche à cette rencontre, et chaque équipe sait que la bataille s’annonce rude. Le vainqueur de ce choc se qualifiera pour la finale, où il retrouvera le vainqueur de l’autre demi-finale, opposant le Maroc au Nigeria.
Régis Bogaert, ancien adjoint d’Aliou Cissé, a été témoin privilégié des deux derniers affrontements entre Sénégal et Égypte et apporte son analyse à quelques heures du match. Selon lui, deux aspects majeurs pourraient influencer le résultat : la fébrilité défensive et l’inefficacité offensive des Lions. Il met en garde contre les risques liés aux transitions rapides égyptiennes : « Il faudra faire attention à la fébrilité défensive. Une équipe comme l’Égypte n’attend que ça pour aller vite en contre. Il faudra être très vigilant et précis. »

Bogaert insiste sur l’importance de la discipline tactique, notamment au niveau des latéraux et des centraux : « Le coach donnera des consignes, mais il est probable que Gana joue relativement bas pour démarrer le match. Pape Thiaw interdira certainement aux deux latéraux de monter en même temps, car si les deux partent, cela crée des espaces sur les côtés. Si l’Égypte évolue avec deux attaquants, Marmoush et Salah, ces espaces peuvent être exploités pour accélérer, obligeant nos centraux à sortir de l’axe et exposant l’équipe à un danger immédiat. »
Sur le plan offensif, l’efficacité sera clé pour espérer dominer les Pharaons. Régis Bogaert recommande aux Lions de finaliser leurs actions, soit en marquant, soit en assurant que le ballon quitte le terrain pour éviter tout contre. « Contre l’Égypte, il faut finir les actions, souligne-t-il. Si vous marquez, c’est parfait. Sinon, assurez-vous que le ballon sorte ou que l’action soit terminée, afin de ne pas vous retrouver déséquilibrés. Perdre le ballon au mauvais moment peut créer un danger immédiat. L’efficacité est essentielle. »
Ainsi, pour espérer franchir ce cap et rejoindre la finale, le Sénégal devra combiner vigilance défensive, discipline tactique et précision offensive. Chaque détail comptera, et la moindre erreur pourrait être fatale face à des adversaires expérimentés comme l’Égypte, déterminés à prendre leur revanche.




