CAN 2025

Arbitrage de Sénégal–Maroc : Le verdict est déjà dit, la commission des arbitres de la CAF a choisi con camp

Momar Touré3 min de lecture
Arbitrage de Sénégal–Maroc : Le verdict est déjà dit, la commission des arbitres de la CAF a choisi con camp

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc continue de faire parler d’elle, non seulement pour son intensité sur le terrain, mais aussi pour les polémiques qui entourent certains incidents, notamment l’épisode des serviettes. Dans ce contexte, la déclaration d’Olivier Safari, président de la commission des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), a suscité de vives réactions et de nombreuses interrogations dans le milieu du football africain.

Lors d’une récente intervention, Olivier Safari a tenu à clarifier la position de la commission des arbitres concernant la fameuse serviette du gardien sénégalais. Selon lui, cet accessoire ne constituait pas un équipement de jeu et sa gestion relevait essentiellement de la responsabilité de l’organisateur du match. En d’autres termes, la commission a estimé que la présence de cette serviette sur le terrain ne contrevenait à aucune règle et ne devait pas influencer le déroulement ou le jugement de la rencontre.

Cependant, cette interprétation a rapidement été contestée par plusieurs experts et observateurs, qui soulignent que les dispositions officielles des Lois du jeu de la FIFA encadrent strictement l’ensemble des équipements utilisés sur le terrain. Selon ces règles, tout objet utilisé par un joueur, qu’il soit décoratif ou utilitaire, doit être conforme aux normes et autorisations prévues par la FIFA, et son usage ne peut être laissé à la seule appréciation de l’organisateur. Dans ce contexte, la position affichée par la CAF apparaît pour beaucoup comme une lecture biaisée et partiale des règlements, laissant entendre que la commission aurait déjà pris parti pour le camp sénégalais.

Cette déclaration intervient alors que le football africain est particulièrement attentif à la question de l’équité et de l’impartialité dans la gestion des grands matchs. La moindre ambiguïté dans l’application des règles peut alimenter des tensions et nourrir des accusations de favoritisme ou de manque de transparence. De nombreux analystes estiment donc que la communication de la commission des arbitres, au lieu de clarifier la situation, a renforcé le sentiment d’injustice et attisé les polémiques autour de cette finale.

Ainsi, l’affaire des serviettes n’est pas simplement un détail technique : elle illustre les enjeux de régulation, d’autorité et d’image du football africain. Entre règles officielles et interprétations locales, le débat montre combien chaque décision, même sur un objet aussi banal qu’une serviette, peut avoir un impact symbolique et médiatique considérable. La question reste donc entière : la CAF a-t-elle réellement agi dans le respect strict des Lois du jeu, ou a-t-elle favorisé l’un des deux camps dans cette finale historique ?