Les arbitres sénégalais en charge du VAR se retrouvent au cœur d’une vive controverse après le huitième de finale de la CAN 2025 entre le Maroc et la Tanzanie. Une décision – ou plutôt une absence de décision – dans les toutes dernières minutes de la rencontre continue de faire couler beaucoup d’encre et d’enflammer les réseaux sociaux.
Dans une rencontre âprement disputée, le Maroc est parvenu à arracher sa qualification pour les quarts de finale en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0). L’unique but de la partie a été inscrit à la 64ᵉ minute par Brahim Diaz, déjà meilleur buteur du tournoi avec quatre réalisations. L’attaquant du Real Madrid a parfaitement conclu un service millimétré d’Achraf Hakimi, libérant ainsi les Lions de l’Atlas.
Mais ce succès marocain a été largement éclipsé par une énorme polémique survenue dans le temps additionnel. Alors que le match touchait à sa fin, l’attaquant tanzanien Iddy Nado s’est effondré dans la surface après un contact apparent avec le défenseur marocain Adam Masina. Immédiatement, les joueurs tanzaniens ont encerclé l’arbitre central pour réclamer un penalty, avec Simon Msuva en première ligne.
Sur le banc, la tension est montée d’un cran. Les membres du staff tanzanien ont multiplié les gestes en mimant le rectangle du VAR, espérant une intervention décisive de l’assistance vidéo. Mais à la stupeur générale, aucun signal n’est venu de la cabine VAR, occupée par les arbitres sénégalais Issa Sy et Djibril Camara. Sur le terrain, l’arbitre central malien Boubou a maintenu sa décision initiale, sans consulter la vidéo, laissant le jeu se poursuivre jusqu’au coup de sifflet final.

Ce silence a immédiatement provoqué une vague d’indignation. Sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters, notamment tanzaniens, ont dénoncé une « injustice flagrante » et remis en question l’utilité même du VAR dans une phase aussi décisive de la CAN 2025. Certains internautes se sont également interrogés sur la neutralité et l’efficacité de l’assistance vidéo lors de cette rencontre.
La frustration était visible jusque sur le banc. Le sélectionneur tanzanien Miguel Ángel Gamondi, visiblement très agacé, s’est rendu auprès de l’arbitre de touche pour demander des explications. Une scène captée par les caméras, qui n’a fait qu’attiser davantage la colère et l’incompréhension côté tanzanien.
Si certains observateurs estiment qu’Iddy Nado aurait amorcé sa chute avant le contact, justifiant ainsi l’absence de penalty, le véritable point de crispation demeure l’absence totale de recours au VAR. Une non-intervention jugée incompréhensible par de nombreux analystes et qui continue, encore aujourd’hui, d’alimenter un débat passionné autour de cette fin de match hautement controversée.




