À moins de quarante-huit heures de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Maroc, la délégation sénégalaise traverse une phase de préparation marquée par plusieurs difficultés organisationnelles. Ces dysfonctionnements, révélés alors que l’enjeu sportif est maximal, nourrissent inquiétudes et interrogations autour des conditions dans lesquelles les Lions de la Teranga abordent ce rendez-vous continental décisif.
D’après des informations diffusées par le journal télévisé de la RTS, les autorités locales auraient proposé à la sélection du Sénégal un hôtel situé en plein centre-ville. Un choix jugé peu approprié par certains responsables sénégalais, l’établissement étant décrit comme relativement modeste au regard des standards habituellement réservés aux équipes finalistes. Sa localisation urbaine et sa configuration ne garantiraient pas le calme, l’espace et le confort nécessaires à une préparation optimale, notamment à l’approche d’un match d’une telle importance.

Les préoccupations s’étendent également au volet sécuritaire. Toujours selon les mêmes sources, le dispositif prévu autour de la délégation sénégalaise se limiterait à la présence de cinq agents de police. Un effectif considéré comme insuffisant compte tenu de l’ampleur de l’événement, de la ferveur populaire attendue et des exigences habituelles liées à une finale de la CAN 2025. Cette situation suscite des réserves quant à la capacité à assurer une protection optimale des joueurs et du staff.
Sur le plan logistique, d’autres difficultés viennent s’ajouter. La délégation ferait face à l’absence de chauffeurs attitrés, compliquant l’organisation des déplacements entre l’hôtel, le stade de la finale et les terrains d’entraînement. Cette contrainte rend la coordination plus délicate, à un moment où chaque détail compte et où la maîtrise du temps est essentielle pour préserver la sérénité du groupe.

Enfin, à moins de deux jours du coup d’envoi, le terrain d’entraînement réservé aux Lions de la Teranga n’aurait toujours pas été officiellement communiqué. Cette incertitude pèse sur la planification des dernières séances et constitue une source de stress supplémentaire pour le staff technique et les joueurs, contraints d’adapter leur programme dans un contexte instable.
Ces contretemps surviennent à un moment crucial pour le Sénégal, qui dispute sa quatrième finale de CAN avec l’ambition de décrocher une deuxième étoile continentale. L’accumulation de ces dysfonctionnements alimente un certain malaise au sein de la délégation, certains responsables redoutant que ces conditions ne perturbent la préparation d’un match aussi capital.




