CAN 2025

Sanctions de la CAF : le Maroc prend une décision majeure

Momar Touré2 min de lecture
Sanctions de la CAF : le Maroc prend une décision majeure

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu ce jeudi son verdict disciplinaire, mettant fin – pour l’instant – au feuilleton autour de la finale mouvementée de la Coupe d’Afrique des Nations, disputée le 18 janvier à Rabat entre le Sénégal et le Maroc. Contrairement aux inquiétudes exprimées ces derniers jours, l’instance continentale n’a pas infligé de sanctions sévères aux Lions de la Téranga, privilégiant une approche jugée mesurée à l’encontre du Sénégal.

En revanche, le camp marocain a été touché plus lourdement. La commission de discipline de la CAF a prononcé des suspensions importantes pour deux joueurs clés : Ismaël Saibari a été suspendu pour trois matchs, tandis qu’Achraf Hakimi écope de deux rencontres, dont une avec sursis. À ces sanctions sportives s’ajoute une amende financière conséquente infligée à la Fédération royale marocaine de football (FRMF), traduisant la gravité des incidents survenus lors de la finale.

Sanctions de la CAF : le Maroc prend une décision majeure

Ces décisions ont provoqué une forte réaction au Maroc. La FRMF déplore notamment le refus de sa demande de victoire sur tapis vert, formulée après le départ des joueurs sénégalais de la pelouse. Dans son communiqué, la CAF a précisé que cette requête n’a pas été retenue. Selon Médias24, la fédération marocaine envisage de contester ce verdict en saisissant la Commission d’appel de la CAF.

Au cœur du litige figure également une accusation d’inégalité de traitement. La FRMF reproche à la commission disciplinaire de ne pas avoir entendu les joueurs marocains sanctionnés, contrairement à leurs homologues sénégalais, alimentant ainsi un sentiment d’injustice et renforçant les arguments de l’appel.

Si la CAF a rendu sa décision en première instance, le dossier reste donc ouvert. La procédure d’appel pourrait conduire à un réexamen des sanctions, qu’il s’agisse des suspensions individuelles ou des amendes infligées aux fédérations. Cet enjeu est d’autant plus crucial à l’approche de la Coupe du monde 2026, que le Sénégal et le Maroc souhaitent aborder avec un effectif complet et dans un climat apaisé.