CAN 2025

Tensions à la CAF : la stratégie marocaine contre le Sénégal

Noyine Touré2 min de lecture
Tensions à la CAF : la stratégie marocaine contre le Sénégal

Ce jeudi matin, la Confédération africaine de football (CAF) a rendu publiques les sanctions liées à la finale mouvementée de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Si le Sénégal a été sanctionné — avec notamment des suspensions pour certains joueurs et des amendes —, de nombreux observateurs ont jugé que les mesures restaient relativement modérées au regard des incidents survenus.

De son côté, le Maroc n’a pas été épargné par les sanctions : Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matchs, Ismaël Saibari pour trois, tandis que la Fédération royale marocaine de football (FRMF) se voit infliger une amende financière conséquente. Ces décisions ont suscité la colère de Rabat, déjà frustré par le rejet de sa demande de victoire sur tapis vert, déposée après le départ des Sénégalais du terrain lors de la finale.

Que peut espérer le Maroc avec l’appel ?

La FRMF a décidé de contester les sanctions devant la commission d’appel de la CAF, avec plusieurs objectifs :

  • Contester les suspensions individuelles de ses joueurs, en soulignant qu’ils n’ont pas eu l’opportunité de se défendre lors de l’audience initiale.
  • Réexaminer l’amende financière infligée à la fédération.
  • Éventuellement demander une révision du résultat officiel de la finale, même si obtenir une victoire sur tapis vert semble peu probable après le rejet initial.

Ce recours marque la volonté de la FRMF de défendre ses intérêts tout en mettant en avant le principe d’équité dans le traitement des sanctions disciplinaires.

Pour le Sénégal, le risque reste limité. Les sanctions déjà prononcées ont été jugées relativement légères et proportionnées : suspensions ciblées de certains joueurs et amendes modestes, bien moins sévères que celles infligées au Maroc. Tant que la CAF maintient sa position, la victoire sénégalaise ne devrait pas être remise en cause, et aucune nouvelle pénalité majeure n’est à craindre.