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Comment Unai Emery a métamorphosé Alex Iwobi !

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Ne vous laissez pas berner par son remplacement précoce ce dimanche face à loups de Wolverhampton, car s’il y’a bien un joueur qui a énormément progressé cette saison du côté des gunners, il s’agit de Alex Iwobi. Dans un récent questionnaire, Mesut Ozil dressait le profil de Guendouzi comme le meilleur jeune joueur de l’effectif londonien. Permettez-nous de corriger un champion du monde. Qu’on se le dise il ne s’agit nullement d’occulter le rôle et les performances du jeune français mais le meilleur jeunot n’est autre que le nigérian. Personne ne doute des qualités intrinsèques du jeune homme, mais depuis quelques saisons, il peine à concrétiser le brillant avenir qu’on lui prédisait à ses débuts. Comment un joueur nonchalant, et laxiste par moment – et là on est clément, a réussi à se métamorphoser du tout au tout sous l’impulsion de son nouveau manager ? Ce changement, le coach basque Unai Emery n’est y pas étranger car c’est lui qui, pour le moment, a réussi brillamment à tirer le meilleur d’Iwobi alors que même le vétéran Wenger n’y était pas arrivé.

Si vous voulez juger le sang neuf insufflé par l’ancien coach du PSG, il en est sans doute le plus bel exemple : Iwobi est sans nul doute l’un des joueurs à qui, le changement de coach a plus profité. Joueur rapide, véloce doté d’une grande force de percussion mais parfois très maladroit dans le dernier geste. Un registre stéréotypé qui laisse place à un joueur plus régulier, habitué du onze titulaire dernièrement. Décryptage du nouveau Iwobi, un des hommes forts de ce début de saison.

Un nouveau statut…

Iwobi a suscité autant de déceptions ces deux dernières saisons qu’il avait déclenché d’espoirs à ses débuts. Présenté comme un des cracks dont regorge le continent africain, le jeune nigérian n’avait jamais confirmé son statut, que ce soit avec les gunners ou avec les Super Eagles, sa coupe du Monde fantomatique en est la parfaite illustration. L’arrivée d’Emery semble changer la donne car Iwobi fait montre d’une confiance retrouvée et, par ricochet un rang plus conforme au talent qu’on voulait bien lui supposer. Le jeune homme de 22 ans est méconnaissable cette année. Plus impliqué, moins dispersé, il a mis à profit un talent qu’il a longtemps mal exploité. Cette saison, il a disputé un total de neuf rencontres dont six en étant titulaire. Il faut remonter très loin pour se rappeler d’un tel pourcentage à ce stade du championnat. Niveau statistiques, il s’illustre avec deux passes décisives en championnat (son total le plus élevé est à 5 – celui de l’année passée) donc il reste parfaitement dans les temps pour faire mieux. La preuve, c’est lui qui débloque la situation en sortant du banc face à Liverpool dans un match compliqué, en distillant une passe lumineuse à destination du français Lacazette.

Plus pesant et plus concerné…

Un secteur où il a gagné énormément en maturité technique cette saison c’est dans le jeu. Et cela se ressent. Métamorphosé, il s’impose petit à petit comme un des hommes clés du système d’Arsenal. Il a rapidement saisi à la perfection les exigences de l’entraîneur espagnol et s’est fondu avec brio dans le schéma tactique mis en place par ce dernier. On le sait, les joueurs fonctionnent à l’affectif, au feeling. Quand on est mis dans de bonnes conditions avec la confiance qui va avec, on est plus à même de s’illustrer. Son manager l’a bien compris, il n’a jamais eu de cesse de l’encourager, de le chouchouter si besoin et n’hésite à consacrer plusieurs bonnes minutes à lui parler de tactique, en bon maniaque du détail qu’est Emery. Plus vif d’esprit, Alex a indéniablement gagné en intelligence de jeu. Ses déplacements, ses appels s’en ressentent. Poussé par son manager, transcendé, encouragé à prendre des risques si nécessaire, il retrouve goût au jeu. Les statistiques démontrent clairement son apport mais c’est également sa capacité à se mettre au service du collectif qui interpelle désormais. Un temps très laxiste, il n’hésite plus à abattre un travail défensif monstre pour couvrir ses latéraux quand ces derniers dézonent. Il a également effacé ses erreurs d’inattention et ses pertes de balles récurrentes. Le principal intéressé n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son mentor : « Le manager m’a donné la confiance pour m’exprimer et pour croire dans mes capacités. A l’entraînement aussi, il me laisse toujours essayer de nouvelles choses, être positif, direct et de le prouver dans le jeu. Ça marche pour moi donc il faut continuer. Est-ce que me je sens comme un meilleur joueur qu’il y a un an? Je dirais que je suis plus confiant. Je sens que même si je fais une erreur, je peux y retourner. Je pense que c’est la différence entre moi l’année dernière et cette année. »

Finalement c’est le plus important, on le répétera sans doute jamais assez mais les joueurs fonctionnent à l’affectif. La relation émotionnelle entre les deux hommes semble porter ses fruits. Une chose est sûre s’il continue dans sa dynamique actuelle, il a tous les atouts pour prétendre à une place de choix au sein du système de son entraîneur. Et confirmer en sélection restera sans doute le plus dur à faire.

Birane BASSOUM

 

 

"Certaines personnes pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je trouve ça choquant. Je peux vous assurer que c'est bien plus important que ça." Un passionné qui déverse démesurément sur la toile son amour du foot africain, mon terrain de prédilection !

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