Après la défaite du Maroc en finale de la CAN, l’avenir de Walid Regragui sur le banc des Lions de l’Atlas suscite de plus en plus d’interrogations. À quelques mois de la Coupe du monde, un départ du sélectionneur marocain n’est pas à exclure et apparaît désormais comme une hypothèse crédible.
La finale de la CAN 2025-2026 restera comme l’une des plus chaotiques de l’histoire de la compétition. Dimanche, le Sénégal s’est imposé face au Maroc (1-0 a.p.) dans un climat de tension extrême, marqué par des décisions arbitrales contestées, des altercations en tribunes et le retrait temporaire des Lions de la Teranga de la pelouse. Au-delà du tumulte sur le terrain, c’est désormais l’avenir de Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, qui se retrouve au centre des débats.

Âgé de 50 ans, Regragui a pourtant conduit les Lions de l’Atlas à de solides résultats sur le plan sportif, mais son parcours n’a jamais été exempt de critiques. Une partie de la presse lui reproche notamment un manque d’humilité, tandis qu’il a souvent dû faire face, presque seul, aux pressions combinées de la fédération et de l’opinion publique. La finale houleuse de la CAN n’a fait que renforcer ce sentiment d’isolement. Éprouvé par des mois de tensions médiatiques et institutionnelles, le technicien pourrait être tenté de jeter l’éponge, et ce malgré l’échéance majeure de la Coupe du monde prévue dans six mois, selon L’Équipe.
Quelle position adopteront Lekjaa et le roi du Maroc ?
Pour l’heure, aucune décision définitive n’a été arrêtée. L’avenir de Walid Regragui dépendra autant de sa propre volonté que de celle de Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération royale marocaine de football, réputé pour son autorité ferme et son impatience face à la défaite. Les succès en Coupe arabe et chez les U20 devaient consolider son leadership, mais les récentes turbulences ont fragilisé cet équilibre.
Dans ce contexte, la voix du roi du Maroc, tout comme celle de son fils, pourrait s’avérer déterminante. Tous deux entretiennent des relations réputées cordiales avec le sélectionneur, ce qui pourrait peser en faveur de son maintien ou, au contraire, accompagner une décision de rupture.
Un éventuel départ de Regragui constituerait un véritable séisme pour le football marocain, encore en quête de stabilité malgré des infrastructures solides et un large soutien populaire. Ce scénario, longtemps jugé improbable mais désormais envisageable, illustre l’ampleur des cicatrices laissées par cette CAN, qui a dépassé le cadre sportif pour prendre les allures d’une crise institutionnelle.

