Depuis le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025, l’arbitrage fait l’objet de vives controverses, en particulier autour des décisions jugées favorables au Maroc. Selon plusieurs procès-verbaux internes et rapports d’observateurs, au moins cinq situations litigieuses auraient suscité de sérieux débats, alimentant le sentiment d’un traitement préférentiel accordé à l’équipe hôte tout au long du premier tour.
Les premières interrogations sont apparues dès les matchs inauguraux. Plusieurs pénalties sifflés en faveur du Maroc ont été qualifiés de « généreux » par de nombreux consultants, notamment en raison de contacts légers ou de situations interprétables. Dans au moins deux cas, la VAR a été sollicitée, mais les décisions initiales ont été confirmées malgré des ralentis laissant planer le doute. Ce manque de cohérence dans l’usage de l’assistance vidéo a renforcé l’incompréhension chez les adversaires et observateurs neutres.

Au-delà des pénalties, l’aspect disciplinaire pose également question. Des fautes susceptibles de conduire à des cartons rouges ont été sanctionnées par de simples avertissements, voire ignorées. Là encore, les PV révèlent que les arbitres assistants vidéo n’ont pas systématiquement recommandé un visionnage approfondi, contrairement à ce qui a été observé lors d’autres rencontres du tournoi impliquant différentes sélections.
Cette accumulation de décisions controversées donne l’impression d’un « accompagnement sur mesure », selon l’expression employée par certains analystes. Une situation d’autant plus surprenante que le Maroc a, sur le plan purement sportif, largement dominé ses matchs. Solide défensivement, inspirée offensivement et portée par un public acquis à sa cause, la sélection chérifienne n’avait objectivement pas besoin de coups de pouce arbitrales pour s’imposer.

Les révélations issues des procès-verbaux soulignent également un malaise plus profond au sein du corps arbitral. Pression du contexte, importance politique et médiatique du pays organisateur, peur de décisions impopulaires : autant de facteurs qui semblent avoir pesé sur certaines décisions clés. Sans parler de complaisance avérée, ces éléments traduisent au minimum une perte de sérénité et d’uniformité dans l’arbitrage.
Face à la polémique grandissante, les instances dirigeantes du football africain sont désormais attendues au tournant. Transparence sur l’utilisation de la VAR, publication complète des rapports d’arbitrage et clarification des protocoles deviennent indispensables pour restaurer la confiance. Car si le Maroc impressionne par sa qualité de jeu, cette CAN 2025 risque de rester marquée par un débat persistant : celui d’un arbitrage dont l’équité continue de diviser.

