La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc restera à jamais inscrite dans l’histoire du football africain comme celle du sacre continental des Lions de la Teranga. Une nuit de gloire, de ferveur et d’émotion collective pour tout un peuple. Pourtant, en coulisses, loin des projecteurs du stade et de l’euphorie populaire, une autre soirée, bien plus éprouvante, se jouait pour Krépin Diatta.
Annoncé titulaire pour ce rendez-vous décisif, l’international sénégalais vivait depuis la veille une situation médicale préoccupante. Selon des sources proches de la sélection, le joueur de AS Monaco a été victime de quatre malaises successifs en l’espace de quelques heures. Le premier serait survenu dans la nuit précédant la finale, suscitant déjà une vive inquiétude au sein du staff médical. Pris en charge immédiatement, Diatta a néanmoins tenu à rassurer, affichant sa volonté de tenir sa place malgré la fatigue.

Mais au fil de la journée, l’état du joueur ne s’améliore pas. Un deuxième puis un troisième malaise viennent confirmer que la situation est plus sérieuse qu’elle n’y paraît. À quelques heures seulement du coup d’envoi de cette finale tant attendue face au Maroc, le verdict tombe : le risque est trop grand. Après concertation entre le staff technique, les médecins et le joueur lui-même, la décision est prise de le déclarer forfait.
Un véritable coup dur pour Sénégal, tant Krépin Diatta incarnait une pièce maîtresse du dispositif sénégalais, par sa polyvalence, son volume de jeu et son expérience des grands rendez-vous. Dans l’intimité du vestiaire, l’émotion est palpable. Le joueur, abattu mais lucide, suit les dernières consignes de ses coéquipiers depuis l’infirmerie, partagé entre frustration personnelle et soutien indéfectible à son groupe.

Lorsque le coup de sifflet final retentit et que le Sénégal est sacré champion d’Afrique, Diatta laisse éclater ses larmes. Des larmes mêlant soulagement, fierté et regret de ne pas avoir pu fouler la pelouse. Si son nom n’apparaît pas sur la feuille de match, son parcours et son sacrifice font pleinement partie de cette épopée victorieuse.
Ce sacre continental, célébré par tout un pays, restera aussi le symbole d’une soirée où tout aurait pu basculer pour Krépin Diatta, rappelant avec force que derrière chaque exploit sportif se cachent parfois des combats invisibles.

