Le directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, a vivement réagi à la récente visite du président de la Confédération africaine de football (CAF), en exprimant de sérieuses réserves sur les véritables intentions de ce déplacement. Dans une prise de position ferme et largement relayée sur le réseau social X, il remet en question les motivations de cette visite qu’il juge entourée de zones d’ombre.
Dans son message, il s’interroge ouvertement : « Et si la visite du Président de la CAF n’avait qu’un seul et unique objectif de faire abandonner à l’État du Sénégal la plainte pour corruption déposée au FBI ? » Cette déclaration, à la fois directe et polémique, traduit le scepticisme du journaliste face à ce qu’il perçoit comme une possible tentative d’influence ou de pression sur les autorités sénégalaises dans une affaire particulièrement sensible. En posant cette question, il suggère que cette visite pourrait ne pas être uniquement liée à des enjeux sportifs ou institutionnels, mais également à des intérêts diplomatiques ou judiciaires.

Au-delà de cette interrogation, Pape Alé Niang appelle à interpeller sans détour le président de la CAF sur la situation de plusieurs ressortissants sénégalais. Il évoque notamment le cas de 18 supporters sénégalais qu’il qualifie d’« otages », estimant qu’ils seraient retenus dans des conditions qu’il juge préoccupantes. Selon lui, cette situation mérite une attention urgente et doit être abordée directement avec le président de la CAF lors de cette visite.
Dans son message, il insiste : « Les vraies questions à transmettre à Motsepe sans prendre de gants sont la libération de nos 18 otages retenus par ses amis ». Par ces mots, il exprime une exigence claire de transparence et d’action immédiate, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une gestion opaque de certains dossiers sensibles liés au football africain et à ses instances dirigeantes.
Cette sortie médiatique de Pape Alé Niang s’inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par des controverses autour de décisions récentes impliquant la CAF et le Sénégal. Elle reflète également un climat de méfiance et de crispation autour de certaines affaires jugées délicates, où se mêlent enjeux sportifs, politiques et judiciaires.
À travers cette prise de position, le directeur général de la RTS interpelle non seulement les autorités africaines du football, mais également l’opinion publique, en appelant à plus de clarté, de responsabilité et de justice dans la gestion des affaires en cours.

