Le dossier brûlant de la finale de la CAN 2025 continue de révéler de nouveaux éléments, alimentant une controverse déjà majeure dans le football africain. Moins de trois semaines après la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS) par la Fédération sénégalaise de football (FSF), de récentes informations viennent apporter un éclairage supplémentaire sur les circonstances de cette rencontre au dénouement inédit.
D’après des révélations du journal Le Monde, cinq rapports officiels liés à cette finale ont été passés au crible. Parmi eux figurent notamment les comptes rendus de l’arbitre, du commissaire du match, du coordonnateur général, ainsi que des documents relatifs à la sécurité et aux incidents survenus pendant la rencontre. Ces pièces sont au cœur de l’analyse du TAS, appelé à trancher ce litige à forte portée symbolique.

L’un des points les plus marquants de ces rapports concerne la réaction de la sélection marocaine au moment de la reprise du match. En effet, après le retour des joueurs sénégalais aux vestiaires, aucune protestation officielle n’aurait été formulée par le camp marocain contre la décision de l’arbitre de poursuivre la rencontre. Un élément qui pourrait peser dans l’appréciation globale du dossier.
De son côté, la Confédération africaine de football (CAF) campe sur ses positions. Sa commission de discipline considère que l’arbitre de la rencontre, Jean-Jacques Ngambo Ndala, a strictement appliqué les règlements en vigueur. Elle évoque une « lecture littérale » des textes, estimant qu’aucune erreur majeure n’a été commise dans la gestion des événements. Pour l’instance continentale, l’arbitre, en tant qu’autorité suprême sur le terrain, a exercé son pouvoir d’appréciation de manière légitime.
Face à cette interprétation, la partie marocaine avait introduit un appel afin de défendre ses intérêts. Le secrétaire général de la Fédération royale marocaine de football, Tarik Najem, avait notamment mis en garde contre les conséquences d’un éventuel précédent. Selon lui, tolérer ce type de situation pourrait encourager certaines équipes à quitter temporairement le terrain dans le but de perturber le jeu ou d’influencer les décisions arbitrales.
Malgré ces arguments, la CAF avait finalement confirmé, le 17 mars dernier, la victoire du Maroc sur tapis vert, avec un score de 3-0. Une décision immédiatement contestée par la Fédération sénégalaise de football, qui a rapidement porté l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport.
Désormais, toutes les parties concernées restent suspendues à la décision finale du TAS, qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’issue de cette CAN 2025 et, plus largement, sur la jurisprudence du football africain.




