CAN 2025

Après la finale de la CAN 2025, une annonce inattendue tombe pour la CAF

Afrique Sports3 min de lecture
Après la finale de la CAN 2025, une annonce inattendue tombe pour la CAF

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée entre le Sénégal et le Maroc, continue d’alimenter de vifs débats au sein des instances du football africain. Plusieurs semaines après le sacre des Lions de la Teranga, le verdict rendu par la Confédération africaine de football (CAF) sur les incidents survenus durant la rencontre peine toujours à faire l’unanimité. Loin d’apaiser les tensions, cette décision a au contraire révélé de profondes divergences internes, tant sur l’analyse des faits que sur la manière de les traiter.

Contrairement à certaines interprétations hâtives ou accusatrices, le cœur de la polémique ne se situe pas réellement dans l’attitude des joueurs sénégalais. Si des scènes de tension ont bien marqué la finale, beaucoup d’observateurs estiment que ces réactions sont avant tout la conséquence directe d’une gestion arbitrale jugée confuse, incohérente et parfois contradictoire. Plusieurs décisions majeures, prises ou non prises, ont pesé lourdement sur le déroulement de la rencontre, nourrissant frustration et incompréhension des deux côtés.

Au sein même de la CAF, les avis divergent. Une partie des responsables considère que l’arbitre a appliqué le règlement dans un contexte de pression extrême, estimant que les sanctions infligées après le match étaient nécessaires pour préserver l’image de l’institution et rappeler l’importance du respect de l’autorité arbitrale. D’autres voix, en revanche, dénoncent une lecture trop sévère et surtout déséquilibrée des événements, pointant du doigt l’absence d’une remise en question claire de la performance arbitrale.

Cette fracture interne met en lumière un malaise plus profond : la difficulté persistante de la CAF à gérer les grands rendez-vous sous haute tension. Pour de nombreux techniciens et anciens joueurs, la finale Sénégal–Maroc a illustré une fois de plus les limites de l’arbitrage africain lorsqu’il est confronté à des enjeux majeurs, devant des millions de téléspectateurs et sous une pression médiatique considérable.

En s’attardant davantage sur les conséquences visibles — réactions des bancs, contestations ou gestes d’humeur — que sur les causes structurelles, la CAF donne l’impression de traiter les symptômes plutôt que le mal. Cette approche alimente un sentiment d’injustice chez certains acteurs, notamment du côté sénégalais, où l’on estime que le verdict occulte l’essentiel : une direction de match qui a contribué à faire monter la tension.

Ainsi, bien au-delà d’un simple différend disciplinaire, le verdict sur les incidents de la finale de la CAN 2025 révèle une CAF divisée, confrontée à la nécessité urgente de repenser sa gouvernance arbitrale pour éviter que de telles polémiques ne ternissent à nouveau l’image de ses compétitions phares.