La CAN 2025 est terminée sur le terrain, mais les tensions perdurent en coulisses. Du côté de l’Algérie, les autorités semblent prêtes à engager une véritable bataille juridique.
La Fédération algérienne de football (FAF) a lancé ce qui ressemble à un véritable bras de fer contre la CAF. Comme le rapporte le journaliste Brahim Hanifi pour La Gazette du Fennec, suite aux sanctions infligées après le match Nigeria–Algérie en quarts de finale de la CAN 2025, la FAF ne se limite pas à une simple contestation : elle passe à l’offensive sur le plan juridique et sportif. L’amende de 100 000 dollars, ainsi que les suspensions de Luca Zidane (deux matches) et Rafik Belghali (quatre matches, dont deux avec sursis), ont été jugées excessives et, surtout, fortement contestables.

Un dossier destiné à finir devant le TAS ?
Le mouvement est clair : la FAF ne veut pas se limiter au simple appel automatique prévu par le règlement, dans les 48 heures suivant la notification. Elle entend connaître dans le détail les fondements légaux et réglementaires qui ont motivé ces sanctions. Une demande formelle a été envoyée à la CAF pour obtenir les textes sur lesquels s’est appuyée l’instance continentale, avec un délai de réponse fixé à vendredi minuit. Cette étape est cruciale avant toute saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, vers lequel le dossier semble déjà se diriger.
Ce n’est pas la première fois que la FAF adopte une posture aussi déterminée. À l’image du dossier des maillots controversés de la RS Berkane, l’Algérie montre qu’elle est prête à contester des sanctions qu’elle considère infondées.
Ce conflit dépasse donc le simple cadre sportif : il devient un duel juridique et institutionnel. L’affaire du match Nigeria–Algérie et les sanctions qui en ont découlées n’ont donc pas fini de faire parler.

