L’entraîneur portugais José Mourinho a engagé une procédure devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), contestant des sanctions disciplinaires prononcées en Turquie. Il estime que plusieurs de ses droits fondamentaux ont été méconnus à la suite de décisions prises par les instances du football turc lors de son passage en championnat national.
Selon les éléments communiqués par la CEDH, la requête a été déposée en mars 2025. Elle vise des sanctions infligées fin 2024 par la Fédération turque de football (TFF), à la suite de déclarations et comportements jugés contraires à l’éthique sportive. Ces faits concernaient notamment des propos adressés à des supporters adverses ainsi que des critiques visant des arbitres à l’issue d’une rencontre du championnat turc.

La commission de discipline de la Fédération turque de football avait alors prononcé une suspension d’un match à l’encontre du technicien portugais, accompagnée de deux amendes financières totalisant environ 18 000 euros. Ces sanctions avaient été motivées par des comportements qualifiés d’« antisportifs », dans un contexte de tension autour de certaines décisions arbitrales.
Dans son recours, José Mourinho invoque plusieurs dispositions de la Convention européenne des droits de l’Homme. Il s’appuie notamment sur l’article 6 §1, relatif au droit à un procès équitable, en soutenant que le litige n’a pas été examiné par une instance indépendante et impartiale. Il affirme également que la décision disciplinaire ne lui aurait pas été correctement notifiée, ce qui aurait limité sa capacité à exercer ses droits de défense.
L’ancien entraîneur de plusieurs grands clubs européens soutient en outre que les sanctions prises à son encontre constituent une atteinte à sa liberté d’expression. Il considère que ses propos, tenus dans le cadre de son activité professionnelle, relèvent du débat sportif et de la critique des décisions arbitrales, et ne justifiaient pas une sanction disciplinaire.
La Cour européenne des droits de l’Homme a jugé la requête recevable à ce stade de la procédure. Elle a transmis une série de questions aux autorités turques afin de recueillir leurs observations et d’éclaircir les conditions dans lesquelles les sanctions ont été décidées et appliquées.
Le dossier intervient dans un contexte particulier de la carrière de Mourinho. Arrivé à Istanbul en juin 2024 pour diriger Fenerbahçe, il a quitté ses fonctions en août 2025 après une période marquée par des tensions sportives et institutionnelles.

Depuis son départ, l’entraîneur portugais a poursuivi sa carrière en Europe et occupe désormais un poste à la tête du Benfica Lisbonne. Parallèlement, son nom est régulièrement évoqué dans la presse sportive en lien avec de potentielles évolutions dans sa trajectoire professionnelle, notamment des spéculations concernant un retour au Real Madrid dans un futur proche.
L’affaire reste en cours d’examen devant la CEDH, qui devra déterminer si les procédures disciplinaires appliquées et les sanctions prononcées en Turquie respectent les garanties prévues par la Convention européenne des droits de l’Homme.

