Le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a tenu à clarifier la situation entourant le report de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026, une décision qui a suscité de nombreuses réactions à travers le continent. Face aux spéculations et aux accusations visant le Maroc, le responsable gouvernemental a fermement rappelé que cette décision ne relevait nullement des autorités marocaines, mais exclusivement de la Confédération africaine de football.
Dans ses déclarations, Ryad Mezzour a insisté sur le fait que le Maroc n’avait joué aucun rôle dans le changement de calendrier de la compétition. Selon lui, toutes les décisions liées à l’organisation et à la programmation de la CAN féminine sont du ressort unique de l’instance dirigeante du football africain. Il a ainsi rejeté catégoriquement les accusations selon lesquelles le royaume chercherait à tirer profit de cette situation, notamment dans un contexte marqué par les tensions consécutives à la CAN 2025.

Le ministre a également tenu à rassurer quant à l’état de préparation du Maroc pour accueillir cette compétition continentale. « Le Maroc est prêt à organiser la CAN à tout moment, que ce soit immédiatement ou dans trois mois », a-t-il affirmé, soulignant la capacité du pays à répondre aux exigences logistiques et organisationnelles d’un tel événement. Cette déclaration vise à mettre en avant les infrastructures modernes dont dispose le royaume, ainsi que son expérience récente dans l’accueil de grandes compétitions africaines et internationales.
Initialement prévue du 17 mars au 3 avril 2026, la CAN féminine a finalement été reprogrammée du 25 juillet au 16 août 2026. Ce changement de calendrier n’est pas sans conséquences pour les différentes sélections engagées, qui se retrouvent contraintes de revoir entièrement leur plan de préparation. Entre ajustements des stages, modification des calendriers de matchs amicaux et adaptation des programmes physiques, les staffs techniques doivent désormais s’adapter à cette nouvelle donne.
Ce report a également suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et des observateurs du football africain. Certains s’interrogent sur les raisons profondes de cette décision, tandis que d’autres pointent du doigt les difficultés organisationnelles récurrentes qui entourent certaines compétitions continentales. Quoi qu’il en soit, la sortie médiatique de Ryad Mezzour a permis de clarifier la position du Maroc et de dissiper une partie des malentendus.
Désormais, tous les regards sont tournés vers la CAF, qui devra continuer à rassurer les différentes parties prenantes et garantir le bon déroulement de la compétition dans sa nouvelle configuration.

