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CAN 98: Stupeur à Ouagadougou

La 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football approche à grands pas. Prévue pour le 1er juin prochain, la compétition est très attendu par tout le continent africain. Pendant plusieurs jours, les meilleures sélections du continent ainsi que les plus grands footballeurs africains du moment s’affronteront pour remporter le prestigieux trophée de la CAN. Pour ce deuxième numéro des « Grands récits », la rédaction d’Afrique Sports va revenir sur le match Burkina Faso-RD Congo comptant pour la 3e place lors de la CAN 98. Au cours de cette rencontre, un des retournements de situation les plus improbables de l’histoire de la CAN se produira. 

La CAN 98 devait servir de tremplin au Burkina Faso afin que le pays puisse remodeler et solidifier sa politique du football. A l’époque, la désignation du Burkina Faso comme pays hôte de la CAN avait suscité de vifs débats. En effet, de nombreux observateurs du football africain doutaient de la capacité du pays des hommes intègres à organiser une compétition de l’envergure de la Coupe d’Afrique des Nations. Le Burkina venait de sortir d’une grave période de sécheresse qui a mis à genoux son économie le tout, doublé de forts remous sociaux qui ne plaidaient pas en faveur du Burkina Faso.

Cependant, le petit pays sahélien a réussi à relever le défi de l’organisation de la CAN dans une ferveur populaire incroyable. Avant 1998, le Burkina n’avait aucune référence dans la plus grande des compétitions africaines de football. Ça c’était avant 1998. Avec la CAN 98, les étalons du Burkina Faso ont déjoué de nombreux pronostiques en livrant d’incroyables prestations qui les ont permis d’atteindre les demi-finales de la compétition.

Les étalons au galop

Amené par Sidi Napon, Kassoum Ouedraogo dit « Zico », Alain Nana, Boureima Zongo ou encore Firmin Sanou, les étalons ne pourront rien faire face à l’armada de l’Égypte. Lors de cette demi-finale, l’équipe du Burkina sera débordé par l’immense talent de la légende égyptienne Hossam Hassan qui inscrira les deux buts de la rencontre. Pour les étalons, la marche était tout simplement trop haute. Passer la déception d’avoir raté la finale de peu, les coéquipiers de Sidi Napon se sont remobilisés pour affronter la RD Congo pour la 3e place.

La RD Congo est l’autre très belle surprise du tournoi, les Simbas congolais avaient éliminé le Ghana d’Abedi Pelé puis le Cameroun de Patrick M’boma lors des tours précédents. En demi-finale, les congolais vont se faire sortir par l’Afrique du Sud de Bennedict Mccarthy. Lors de ce match de classement au stade du 4 Août de Ouagadougou, la sélection du Burkina va largement survoler les débats. Dès la 6e minute de jeu, Alassane Ouedraogo va donner l’avantage aux étalons avant que Oumar Barro, Sidi Napon et Ibrahima Tallé inscrivent successivement le deuxième, troisième et quatrième but du Burkina. Entre-temps, le Congo réduira le score en inscrivant un but.

Quand l’irréel s’annonce en invité spécial

A quatre minutes de la fin du match, le Burkina Faso menait 4-1. Rien alors ne pouvait présager de ce qui allait se produire. A quelques minutes du coup de sifflet final, les étalons croyaient avoir déjà la médaille de bronze autour du cou, oubliant qu’un match de football dure 90 minutes. Durant ces 4 dernières minutes, les Simbas de la RD Congo vont opérer une remontée surréaliste. Kasongo Banza puis Jerry Tondelua et Mungongo ramène le score à 4 buts par tout. Incroyable, dans le stade, le temps semble s’être figé, les supporters des étalons sonnés, n’en revienne pas. Les joueurs et le staff de l’équipe du Burkina sont abasourdis.

Il n’y aura pas de prolongation et les deux équipes vont se départager lors de la séance des tirs au but. Là encore, le paranormal survient. Tous les tireurs burkinabès à l’exception de Firmin Sanou ne trouvent pas le cadre, au contraire des congolais qui réussissent tous leurs tirs. La RD Congo sort donc victorieuse (4 t.a.b à 1) de ce match rocambolesque et termine 3e de le CAN 98. Ce jour-là, au stade du 4 Août de Ouagadougou, des supporters burkinabès sont tombés en syncope dans les tribunes, tant le choc fut immense. Philippe Troussier alors entraîneur des étalons, dira ceci: « J’aimerais qu’on m’explique ce qui s’est passé dans les dernières minutes. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a eu un arrêt cardiaque. »

Je suis un grand féru de sport. J'aime commenter et analyser l'actualité sportive. Je souhaite apporter ma modeste contribution, afin que nous réussissions à transmettre la fibre sportive à un maximum de personnes. Mon sportif de légende, Lance Armstrong

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