Pour lutter contre le racisme, Balotelli lance un challenge original aux joueurs africains

Le racisme est l’un des fléaux qui gangrènent le football mondial. Et Mario Balotelli est bien conscient de la situation. Puisqu’il a subi à plusieurs reprises des chants racistes. Alors que ce phénomène devient de plus en plus grandissant, l’international italien d’origine ghanéenne a une idée originale pour mettre fin à cela.

Dans une sortie, Mario Balotelli a lancé un gros défi aux joueurs africains. Puisqu’il sait qu’il ne pourra pas faire seul ce combat assez immense.

« Je vous mets au défi les joueurs africains de mettre de l’argent ensemble avec moi pour quitter l’Europe raciste et construire des stades en Afrique et développer notre jeunesse. Nous avons de l’argent, nous pouvons construire au moins 5 stades de classe mondiale dans chaque pays et signer la pétition qu’aucun joueur ne sera plus exporté en Europe. Ici, en Afrique, ils joueront sous l’amour de leurs sœurs et frères sans que personne ne chante de chants racistes dans les tribunes contre eux. Nous sommes plus talentueux. Nous pouvons rendre notre ligue de champions de qualité et nos championnats de qualité. Nous avons un grand talent qui n’est jamais apprécié à l’étranger », a-t-il fait savoir.

Mario Balotelli a tiré la sonnette d’alarme.

8 thoughts on “Pour lutter contre le racisme, Balotelli lance un challenge original aux joueurs africains

  1. Lettre ouverte à Monsieur Mario Balotelli

    Cher Monsieur,
    Allons-y maintenant Mr Balotelli, je comprends votre frustration, mais n’en faites pas une fausse rancœur. J’éprouve votre ressentiment mais je n’approuve pas sa généralisation exagérée dans cette boutade. Apprécier, par définition, c’est donner son prix ou sa juste valeur à quelqu’un ou à quelque chose. Si l’on vous donne des millions pour jouer au foot, c’est dire qu’on apprécie votre immense talent sportif. Personnellement, j’ai l’intime impression qu’on fait de vous l’un de ces dieux noirs tombés au stade qui ont la nostalgie de leur origine ou qui ne daignent d’y retourner. La Squaddra Azzura n’avait pas à retenir votre nom dans leur sélection pour être politiquement correct, et personne ne leur dirait quoi que ce soit. Mais ils vous avaient donné la chance de vous prouver capable et Italien. Cela mérite un genre de reconnaissance. Moi-même, je suis reconnaissant qu’ils avaient donné la chance à un jouer noir et par ainsi démocratiser le beau jeu et l’affubler d’une étoffe universelle. Et pour des centaines de milliers de paires d’yeux rivetés à votre personne physique vous étiez comme le point central de la sélection italienne, une cocarde, une perle noire agrafée à une chemise blanche.

    Il n’y a pas de sociétés parfaites et nous n’exprimons pas les mêmes idées et les mêmes émotions de la même façon. Partout dans le monde, il y a des pour, des contre et des cons. Certains vous chahutent et vous accablent de leurs propos infâmes tandis que des centaines de milliers d’autres fendent leurs âmes et leurs poumons pour vous ovationner et vous crier leur admiration, et les cons, eux-mêmes dans tout ça, ne pardonnent rien, pas même leur existence. Ils ne peuvent exister d’aucune autre façon, les cons. Ils cherchent à se faire un vedettariat creux, à tourner les têtes vers eux de la façon la plus propice à eux, l’imbécilité. Et comment se fait-on voir dans un stade quand on ne danse pas ou l’on ne chante pas ou l’on ne joue pas au sport sinon que d’agir stupidement et être un bouffon en chômage. C’est l’histoire de la race humaine à laquelle nous sommes encore heureux d’appartenir, vous encore plus que moi.

    Pourquoi vous plus que moi ? Vous, on vous paie des millions presque pour avoir du beau temps en jouant. N’est-ce pas que vous aimez et jouissez de la frénésie des sifflements à tue-tête qui accompagnent votre entrée sur le terrain de jeu et qui règne dans les stades à longueur des matchs. Je vous vois frémissant quand on joue les hymnes nationaux ou d’équipe autour de vous. Moi, j’ai étudié à peu près pendant quarante ans de ma vie, on me refuse souvent des dizaines de milliers de dollars par an et personne ne chante ni ne souffle pour moi quand je fais ce que je suis permis de faire pour vivoter. C’est ça la vie. Donc, n’en faîtes pas surtout une histoire de couleur de peau puisqu’à la vérité ceux-là qui vous ovationnent sont des blancs plus que des noirs tout comme ceux-là qui vous chahutent sont des blancs plus que des noirs.

    Dans vos stades d’Afrique, l’on vous ovationnera et l’on vous chahutera de même, ensemble et à tour de rôle, et vous éprouverez mêmement la joie des applaudissements ou la peine des reniements excepté que vous n’aurez pas le courage de le mettre sur le compte de votre peau, mais sur le compte de votre immense talent, vos sursauts de génie sur le terrain, vos buts qui ressemblent souvent à des poèmes sportifs ou de vos manquements, vos mauvaises passes ou vos dribbles manquées par exemple. Il y a des circonstances où la couleur de peau ne priment pas, ne peuvent pas primer. D’ailleurs, votre femme n’est-elle pas blanche ? Je pense que ses roucoulements n’ont pas de couleur sur le lit d’amour. Autrement, ce serait comme coucher avec l’ennemi. Vos parents d’adoption ne sont-ils pas des blancs. Ils devaient avoir fait preuve d’affection à votre égard tout au moins. Sinon, ce serait comme Romulus et Rémus élevés par des lions ou l’agneau confié à des loups pour l’élevage.

    Donc Monsieur Balotelli, défendez l’Afrique et vos congénères africains, aimez votre peau à l’excès si cela vous plait mais jouissez des millions qu’on vous paie en harmonie avec vous-mêmes, avec vos frères noirs mais aussi dans l’entente préférablement cordiale avec vos commanditaires et fans de races différentes. Sans eux, ce n’est pas le paradis, mais cela pourrait être l’enfer. S’ils vous traitent de nègre en jouant, répondez comme le génial Toussaint Louverture, « la couleur de ma peau nuit-elle à ma bravoure et à ma santé ? » Dans votre cas, vous diriez plutôt, « mon talent n’est en rien diminué par la couleur de ma peau. Je suis bien votre Paolo Rossi de l’Afrique. Je marque des buts pour vous plaire. Vivons ensemble. »

    Monsieur Balotelli, mettez vos œillères et vos sourdines s’il le faut pour demeurer l’Africain avec la peau noire mais doté d’un nom de famille Italien. Quand on siffle votre nom, répondez « C’est moi l’Africain-Italien qui vous fait frémir de mon jeu. Je le suis et je le reste. » Certaines choses dans la vie, on doit faire mieux que les tolérer ou les souffrir, mais s’ajuster à leur occurrence. Ne retournez pas en Afrique pour tourner le dos à l’Italie, mais pour forcer l’Italie à venir applaudir l’Africain en Afrique. Ce serait en fin de compte mieux pour vous, mieux pour l’Afrique, mieux pour l’Italie et ultimement mieux pour le monde.

    Respectueusement vôtre

    Ernst Delma, un fan de votre immense talent sportif.

  2. Bravo Super Mario, il est vrai que seuls les Africains peuvent bâtir l’Afrique en construisant des enfants solides et faire briller le Continent par nos nombreux talents que ça soit dans le Sport, l’entreprenariat et 1u niveau artistiques.

  3. Bonjour,
    L’idée de Barlotelli est un bon début mais le fait de créer des stades me réglera pas le vrai problème. Il me semble qu’il faut apporter des solutions aux causes profondes qui poussent nos talents à braver des risques importants pour rejoindre l’Europe. Les joueurs professionnels doivent être mieux valorisés et mieux payés sur le continent. Cela passe d’abord par la sélection des joueurs et la création de clubs sportifs. Parcourez donc les rues du Sénégal ou du Bénin, il y a beaucoup de jeunes qui jouent dans les rues et qui ont du talent. Si chaque joueur international pouvait créer un club de foot dans son pays et coacher, accompagner ces jeunes pour qu’ils se développent et gagnent leur vie dignement, ils n’auront pas besoin de monter dans des embarcations de fortune et de se rajouter au nombre salé de décès en méditerranée, ni même de subir des insultes racistes dans les stades européens. Recherchez ces jeunes africains talentueux et formez les ! Créer des stades si vous voulez mais surtout subventionnez les équipes nationales et les clubs sportifs, enseignez leur le patriotisme, pourquoi vous ressentez le besoin de revenir chez vous après tout ce que vous avez vécu en Occident, faites leur comprendre qu’ils n’ont pas besoin de partir. Si chaque joueur d’origine africaine faisait tout ceci dans son pays, nous serions mieux respecté dans les stades. J’espère que mon commentaire stimulera le patriotisme et le pragmatisme en vous !

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