La CAN 2023, disputée en Côte d’Ivoire et conclue le 11 février 2024, a rebattu les cartes de la course au Ballon d’Or Africain 2024. Sacrés au terme d’un parcours renversant, les Éléphants ont devancé le Nigeria (2-1) en finale, tandis que l’Afrique du Sud a complété le podium. Dans ce contexte, plusieurs profils se détachent déjà, même si la saison de clubs pèsera lourd jusqu’à la fin de l’année.
Le trophée individuel africain récompense généralement un mélange de constance en club, d’impact dans les grands matches et de leadership en sélection. La CAN, vitrine maximale du continent, a donc un poids particulier: elle expose les joueurs sous pression, face à des adversaires de styles variés. Voici une hiérarchie provisoire des favoris à ce stade, basée sur ce que le tournoi a montré et sur les dynamiques en club.
1) Sébastien Haller incarne le symbole du sacre ivoirien: buteur en finale, l’attaquant a offert le titre aux siens et a pesé dans les matches couperets. 2) Ademola Lookman s’est affirmé comme l’une des armes majeures du Nigeria finaliste, capable de faire basculer un match par ses courses et sa qualité de finition. 3) Victor Osimhen, déjà référence du poste et toujours scruté en Europe, reste dans le trio de tête malgré une CAN moins flamboyante sur le plan statistique.
Le groupe des poursuivants est dense. Simon Adingra a apporté une énergie constante sur les ailes ivoiriennes et s’est montré décisif au moment où le tournoi basculait. Côté nigérian, William Troost-Ekong a marqué les esprits par son autorité défensive et son influence sur coups de pied arrêtés. Enfin, Ronwen Williams a porté l’Afrique du Sud vers la troisième place grâce à ses arrêts et à son sang-froid lors des séances de tirs au but, relançant le débat sur la place des gardiens dans ce type de récompense.
Derrière ces noms, d’autres cadres restent en embuscade. Mohamed Salah, freiné par une blessure pendant la compétition, Achraf Hakimi et le Maroc, surpris dès les huitièmes, ou encore Riyad Mahrez avec une Algérie sortie au premier tour, ont vu leur cote reculer après la CAN. Mais un printemps européen réussi, un titre majeur ou une campagne continentale de haut niveau peuvent rapidement rééquilibrer la course.
La suite se jouera désormais sur la régularité: Ligue des champions, championnats nationaux, compétitions CAF interclubs et matches de qualifications pour la Coupe du monde 2026. À ce jeu, les joueurs qui cumuleront production décisive, trophées et rendez-vous réussis en sélection consolideront leur dossier. Après une CAN 2023 riche en rebondissements, le Ballon d’Or Africain 2024 s’annonce plus ouvert que jamais.



