CAN 2025

La CAF sous la menace d’un nouveau recours au TAS

Momar Touré2 min de lecture
La CAF sous la menace d’un nouveau recours au TAS

La Confédération africaine de football pourrait prochainement se retrouver au cœur d’un nouveau bras de fer juridique devant le Tribunal arbitral du sport, alors même qu’elle gère déjà un dossier particulièrement sensible lié à la finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal au Maroc. Cette accumulation d’affaires risque de fragiliser davantage l’image de l’instance dirigeante du football africain, déjà sous pression ces derniers mois.

À l’origine de cette nouvelle controverse, on retrouve le quart de finale de la Ligue des champions africaine entre la Renaissance Sportive de Berkane et Al-Hilal Omdurman. Le club soudanais conteste fermement la participation du défenseur Hamza El Moussaoui lors de cette rencontre décisive. Selon ses dirigeants, le joueur marocain faisait l’objet d’une suspension de 30 jours après avoir été contrôlé positif à un glucocorticoïde, une substance interdite dans le cadre des règlements antidopage.

Toutefois, dans un retournement de situation jugé troublant par Al-Hilal, cette sanction aurait été levée le jour même du match, permettant ainsi au joueur de figurer sur la feuille de match et de participer à la rencontre. Une décision qui suscite de nombreuses interrogations, notamment sur la transparence des procédures et sur le respect des règles en vigueur. Le club d’Omdurman estime que cette levée de suspension, intervenue dans des circonstances peu claires, constitue une irrégularité majeure susceptible d’avoir influencé l’issue du match.

Face à cette situation, les responsables d’Al-Hilal envisagent désormais de porter l’affaire devant le TAS afin d’obtenir réparation. Le club réclame des sanctions lourdes à l’encontre de Berkane, pouvant aller jusqu’à une défaite sur tapis vert. Une telle décision aurait des conséquences importantes sur le déroulement de la compétition, puisque le club marocain est actuellement attendu en demi-finale face à AS FAR Rabat.

Si le dossier venait à être examiné au niveau international, la CAF se retrouverait ainsi à devoir défendre une nouvelle affaire délicate, en parallèle de celle liée à la CAN 2025. L’issue de ce litige pourrait non seulement redistribuer les cartes sur le plan sportif, mais aussi poser de sérieuses questions sur la gouvernance, la transparence et la crédibilité de l’instance continentale.