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Gattuso s’acharne t-il sur Tiémoué Bakayoko ?

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Il y’a des entraîneurs qui se remettent constamment en question, qui prennent tout sur eux et tels des boucliers passent leur temps à défendre leurs joueurs. Puis il y’en a d’autres qui quand ça ne va pas tire sur tout ce qui bouge. Des mauvais perdants qui ne ratent pas une seconde pour s’en prendre à l’arbitrage, au système ou même aux joueurs. A l’image d’un José Mourinho, Gennaro Gattuso fait clairement parti de la deuxième catégorie. Le bulldozer italien aime se payer la tête de ses joueurs et l’une de ses victimes favorites n’est personne d’autres que Tiemoué Bakayoko. 

Arrivé cet été en Lombardie sous la forme d’un prêt en provenance de Chelsea, Tiemoué Bakayoko ne s’attendait probablement pas à un tel accueil. Lui qui découvrait pour la première fois le championnat italien a eu la malchance de faire ses débuts face au Napoli de Carlo Anceletti, une pression supplémentaire qu’il a logiquement eu du mal à gérer. A la fin du match son entraîneur ne l’a pas du tout épargné. En conférence de presse, le franco-ivoirien a essuyé des moqueries limites grotesques de la part de ce dernier : « Bakayoko doit apprendre à recevoir le ballon. Il faut travailler correctement et ça ne va pas être facile, a lancé le technicien transalpin. Une semaine n’est pas suffisante pour supprimer les défauts des joueurs, c’est pour ça que j’ai préféré débuter avec les plus expérimentés. »

Gattuso aura beau dire ce qu’il veut, le fait est que Bakayoko a été champion de France et a joué une demi finale de ligue des champions dans la peau d’un titulaire indiscutable. Si Chelsea a mis autant d’argent sur lui c’est parce que c’est un joueur qui a un énorme potentiel. La confiance est primordial au football. Quand on l’a pas, on perd tous ses moyens et dans ces cas là, on peut rater les passes les plus banales ou louper les occasions les plus franches. Gattuso est bien placé pour le savoir. Nul ne remet en cause son expérience sur le terrain. Sa hargne légendaire et son palmarès plaident en sa faveur sauf que la gestion d’un groupe est totalement différente. Le technicien ne l’a encore visiblement pas compris. En milieu de semaine, après la défaite face au Bestis Seville en ligue Europa, il a de nouveau chargé son joueur : « Bakayoko a récupéré quatre ou cinq très bons ballon face au Betis. Le problème c’est qu’il leur a rendu après ».

Parfois les joueurs ont fortement besoin de se faire remonter les bretelles pour mieux se concentrer mais les sorties maladroites de Gattuso à l’endroit de Bakayoko ressemblent plus à de l’acharnement. Les linges sales se lavent en famille. Le joueur aurait certainement apprécié plus de discrétion mais se faire lyncher comme ça, en public qui plus est risque de sérieusement lui saper le moral. A ce rythme là, Tiémoué Bakayoko pourrait retourner en Angleterre plus vite que prévu. Le Mercato hivernal nous édifiera davantage.

Ghaly Wane

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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