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Série A

Gervinho, itinéraire d’un retour gagnant !

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On a une fâcheuse tendance à enterrer très tôt les joueurs qui rejoignent la Chine. Certains vont au delà en indexant la préférence financière au détriment de la carrière professionnelle de ces derniers. A tord ou à raison ? Quel mal y’a t’il à s’offrir une escapade méritée avec un contrat juteux après qu’on ait presque tout gagné sur la scène européenne ? On est tenté de répondre par la négative mais certaines de ces critiques sont, admettons-le, justifiées. Gervinho lui, est revenu en Europe, après un passage en demi-teinte en Chine. Et le moins qu’on puisse dire c’est que le choix a été payant d’entrée. A Parme, la légende ivoirienne marche sur l’eau depuis le début de saison, avec un impact immédiat. En effet, de retour en Italie après deux saisons et demi à Hebei Fortune, l’ancien lillois fait déjà des ravages. Toujours aussi étincelant, il rayonne avec sa nouvelle formation. Alors quels sont les ingrédients de ce retour au premier plan ?

On connaît tous les qualités de Gervinho Yao Kouassi. Virevoltant, dribbleur invétéré et toujours aussi déconcertant de facilité technique, l’attaquant n’a rien perdu de son talent. Malgré son passage à vide du côté du pays des Dragons, il est entrain de signer un retour pour le moins probant car il totalise trois réalisations pour le moment avec une activité phénoménale sur le front de l’attaque des bleu, blanc et jaunes. Le choix qui avait tout pour en surprendre plus d’un s’est avéré très intéressant.

De l’ombre à la lumière…

Je t’aime moi non plus. Voilà une assertion qui pourrait bien décrire le passage de Gervinho en Chine. Il a été spécialement marqué par de nombreux rebondissements. Car arrivé en rock star à l’été 2016 avec un contrat en or, il avait été la tête d’affiche de ce club pendant longtemps avant que l’idylle ne vire au vinaigre. En effet lors de ces derniers mois avec le club, il a été tout simplement sacrifié par ses dirigeants le reléguant avec les jeunes. Une rétrogradation pour le moins humiliante pour un joueur de cette facture. Une situation qui va le pousser à quitter le club lors de ce mercato rejoignant Parme. Malgré d’innombrables imbroglios, l’ancien romain garde le positif de cette partie de son parcours. Sur une interview parue sur le site d’Eurosport, il se confie sur cette aventure : « C’était une bonne expérience, je ne garde que le positif. J’ai joué deux ans et demi à l’Hebei Fortune, ça s’est bien passé. Je ne retiens vraiment que le positif, c’était un club qui venait de monter. On l’a aidé, je suis parti la tête haute, avec des bons souvenirs. On a accompli notre devoir. J’en garde une très bonne impression. » Il aurait pu tirer sur ses dirigeants mais en bon gentleman qu’il est, la page chinoise est déjà tournée dans sa tête de la meilleure des manières finalement.

Un championnat qu’il connaît bien…

C’est de ce côté qu’il faut chercher pour trouver les raisons de cette réussite époustouflante. Gervinho connaît assez bien le football italien pour y avoir passé ses années les plus réussies même s’il n’a pas gagné grand chose avec la Roma de Rudi Garcia. Mais l’ivoirien a bâti une vraie relation d’amour avec les supporters romains. De 2013 à 2016, il a réussi à se hisser parmi les plus grands du club romain. C’est dans cette logique que s’inscrit son retour dans un pays qu’il porte particulièrement dans on cœur.

De plus cette nouvelle tendance est très fructueuse. On l’a vu avec Luiz Gustavo qui est devenu un incontournable avec les olympiens malgré son passage en Chine. La liste est non exhaustive car on pourrait l’ajouter à l’envi. Il y’a également Paulinho avec le Barca qui, en dépit des moqueries lors de son transfert chez l’ogre catalan, a montré qu’il avait de beaux restes. Plus loin il y’a aussi Witsel qui s’éclate en Allemagne avec le Borussia. Donc le choix de Gervinho est très réfléchi et porte déjà ses fruits en atteste ce rush de 80 mètres face à Cagliari qui a fait le tour des réseaux.

Un passage en Chine – qui continue d’attirer les joueurs vieillissants à coups de billets de banque, n’est pas une fin en soi. L’ancien lillois en est la preuve vivante. Par delà tous ces aspects, c’est sa longévité qui fascine. Tel un bon vieux vin qui se bonifie avec l’âge, il écrase tout sur son passage et à 31 ans (s’il vous plaît !).

Birane BASSOUM

"Certaines personnes pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je trouve ça choquant. Je peux vous assurer que c'est bien plus important que ça." Un passionné qui déverse démesurément sur la toile son amour du foot africain, mon terrain de prédilection !

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