Connect with us

Foot Africain

Hervé Renard : l’art de la gagne !

Published

on

Bombardé de louanges pour avoir révolutionné le football africain et imposé sa griffe sur une formation zambienne sortie de nul part par sa vision novatrice, Hervé Renard parvient à exporter merveilleusement bien sa méthode dans ses nouvelles équipes. Double lauréat de la plus prestigieuse coupe continentale, le français parvient à confirmer ses préceptes enchanteurs chez les lions de l’Atlas. L’ancien défenseur de Cannes n’a pas attendu longtemps pour imposer sa patte sur un effectif marocain en quête de renouveau. Pour le moment, la recette magique fonctionne à merveille car le Maroc trône en maître incontesté de son groupe, qualifié avec brio sans gros accrocs ni bavures. Comme si cela ne lui suffisait pas, sa formation est une des plus belles équipes africaines à voir évoluer à l’heure actuelle. Un nouveau visage conquérant qui n’est que le fruit d’un travail méticuleux réalisé en amont par le français et sa troupe.

Après une carrière de joueur professionnel à la Mourinho (un seul match en D1 pour le français), il s’est vite reconverti en fin tacticien pour devenir le mythe qu’on connait aujourd’hui partout en Afrique et même au delà.

Prédestiné à devenir entraîneur…

Sans doute, connaissait-il depuis ses débuts que ses années en tant que footballeur ne seront pas glorieuses. Renard a vite plaqué tout ce qui se rapporter au rectangle vert au sens figuré du terme sans s’en éloigner. La tenue toujours soignée avec la coiffure impeccable dans le même sillage, il observe, analyse et décrypte tout depuis son banc de touche. En maniaque du détail qu’il est, rien n’est laissé au hasard. Les moindres faits et gestes, les relances, les transmissions de balles, le pressing, tout est passé au peigne fin. Après un passage très bref sur les pelouses de National par-ci et de CFA par-là, il passe ses diplômes d’entraîneur et rejoint une équipe qu’il connaissait bien pour l’avoir quitté auparavant : le SC Draguignan. C’est en 2001 qu’un événement va chambouler toute son existence. Pris sous son aile par le mythe vivant vénéré par un contient entier Claude le Roy, il perfectionne son savoir-faire lentement mais sûrement et s’imprègne de l’exigeant football africain.

Une phase de perfectionnement qui l’amènera à la Zambie, point focal de l’histoire du bonhomme, une première fois en 2008. En 2010, il réussit l’exploit d’atteindre les quarts de finales avec une modeste formation zambienne, une première depuis quatorze ans. L’idylle ne s’arrêtera pas là car après un long périple, il revient à la maison pour rééditer la performance. Cette fois en permettant à Katongo et consorts de remporter la CAN 2012 au nez et à barbe de la Côte d’ivoire de Drogba.

Penser que son histoire s’arrêtera là aussi, ce serait méconnaître Hervé qui va encore soulever la coupe cette fois-ci avec la même Côte d’ivoire -mais ironie du sort, sans Didier Drogba fraîchement retraité.

Révolution marocaine en marche…

Ne vous y méprenez pas la tâche qui l’attendait au sein de la sélection marocaine s’apparentait à une mission commando. Parce que les lions de l’Atlas connaissent à cette époque une de leurs pires traversées du désert. Douze ans que le Maroc n’avait plus passé le premier tour de la CAN, tandis que la dernière participation au Mondial remontait en 1998. Un sombre tableau qui ne glorifiait pas le football marocain plongé dans un marasme footballistique sans précèdent. Mais ça s’était bien avant car avec le Maroc il a fait coup double les sortants des fameuses phases de poules -finalement ! mais également en les qualifiant à la Coupe du Monde. Une participation au mondial ratée qui s’explique par un manque criant d’expérience, étant sa première en tant que coach mais aussi pour bon nombre de ses joueurs. Sur le plan personnel, la qualification obtenue hier est la sixième d’affilée de sa carrière. Bluffant !

Un regain de forme que ses hommes ont confirmé sur cette phase éliminatoire survolant la concurrence à coups de prestations monstres. Mieux, il sait bonifier ses troupes. Ziyech qui se distinguait par une irrégularité chronique malgré son immense talent, fait dans un tout autre niveau. Plus constant, moins dispersé, appliqué et efficace, il se plaît dans son nouveau rôle. On ne saurait occulter le travail colossal de Bénatia, patron de l’arrière garde qui, en dépit de son statut de remplaçant à la Juve suite au retour de Bonucci, fait toujours le job en sélection.

De plus, c’est tout son collectif qui est performant et marche à l’unisson et c’est ça la marque Renard. Capable de les chouchouter si besoin en est mais également de les haranguer à la moindre erreur de relance – Kanon ne dira pas le contraire. Protégés, chouchoutés et mis dans de bonnes dispositions, les joueurs sont tous ravis de sa méthode. Et ils le lui rendent bien.

Birane BASSOUM

"Certaines personnes pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je trouve ça choquant. Je peux vous assurer que c'est bien plus important que ça." Un passionné qui déverse démesurément sur la toile son amour du foot africain, mon terrain de prédilection !

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Les + lus aujourd'hui