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Maxwel Cornet : « Tout le vestiaire est bouillant »

À 2 jours du choc face au Barça en 8e de finale de la Ligue des champions, Maxwel Cornet se confie sur les chances lyonnaises de réaliser l’exploit.

C’est avec un peu de retard que Maxwel Cornet se pointe dans la salle de presse de Décines, à trois jours du choc face au FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions. L’attaquant lyonnais est tout pardonné. « Désolé, je suis resté un peu plus longtemps que prévu aux soins », nous raconte-t-il immédiatement. Il faut dire que les joueurs de l’OL sont choyés à l’approche du rendez-vous qui obsède tout le monde. Décontracté et souriant, l’international ivoirien affiche une confiance tirée des grands matches réalisés cette saison par l’OL. Une fois de plus, son équipe se retrouve face à un immense défi. 

Dans quel état d’esprit est le groupe à deux jours du choc face au FC Barcelone ? 

Maxwel Cornet : Tout le vestiaire est bouillant, on est tous chauds ! Si on n’est pas motivé ou concerné pour ce genre de match je pense qu’il faut faire autre chose. On le prépare bien. Après le plus important c’est de ne pas être stressé, de jouer notre football et de faire ce qu’on sait faire de mieux. Je pense que si on met les mêmes ingrédients qu’on avait su mettre face à City là bas puis chez nous je pense que ça devrait passer.

Les victoires face à City ou au PSG sont des références pour vous, des indicateurs qui vous montrent que tout est possible ? 

Oui parce que ce sont des matches aboutis. Dans le contenu, il y avait tout. On a su être rigoureux dans tous les compartiments du jeu, solides derrière et efficaces devant. On l’a fait à l’extérieur et chez nous, face à City puis au PSG.

Placez-vous le Barça dans la même dimension ? 

Le Barça c’est… c’est autre chose. Il y a Messi, Suarez, Coutinho… Il faudra bien le négocier. En tout cas il faudra être prêt le jour J.

Kylian Mbappé disait récemment sur RMC Sport qu’il fallait arrêter de « vendre la peur ». Est-ce aussi votre point de vue ? 

Je pense qu’il a raison. On sous-estime le niveau français mais il n’y a pas lieu. On a démontré sur les dernières années qu’on pouvait aller loin que ce soit en Ligue des champions ou en Europa League. Cette année il y a encore Rennes, Paris et l’OL en huitièmes de finale d’une Coupe d’Europe. En France, il y a le niveau.

N’y a-t-il pas une appréhension, tout de même, lorsqu’on s’apprête à défier le FC Barcelone ? 

Non je ne dirais pas ça. On fait ce métier pour jouer ce genre de match. Il y a juste à répondre présent.

Quelles seront les clés pour réaliser l’exploit ? 

Bloquer Messi (rires). Non, je rigole même si bon, il faudra le faire aussi. Il faudra faire un gros travail défensif dans un premier temps, être tout le temps concerné et il faudra concrétiser offensivement le peu d’actions qu’on aura. On sait que dans ce genre de match, ça ne pardonne pas donc ce sera à nous d’être efficace.

Sonny Anderson nous explique que l’OL doit faire la différence grâce à ses qualités offensives avec des projections rapides à la récupération du ballon. Est-ce aussi ce que vous imaginez ? 

On a les joueurs pour. Que ce soit Memphis, Berto (Traoré), Martin (Terrier) ou moi, on a les joueurs pour. Après, il faut voir ce que le coach va mettre en place. On est 100% concentré sur le match de mardi et on va étudier tout ça de près.

Vous devrez tout de même faire sans votre capitaine Nabil Fekir, à quel point est-ce que cela compte ? 

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Il n’y aura pas Nabil et tout le monde connait l’importance de ce joueur que ce soit pour transcender les gars avant ou faire des différences sur le terrain après. Mais bon, il n’y a pas grand chose à dire. Il ne sera pas là, il faudra faire sans.

L’OL a des talents au milieu et un gardien très solide. Vous avez tout de même des certitudes…

Pour moi, Antho (Lopes) est l’un des meilleurs gardiens d’Europe du moment. C’est un cadre dans le vestiaire de par son expérience. C’est quelqu’un qui transmet aussi sa gagne et c’est important. Houssem (Aouar) c’est la subtilité, la finesse et le talent. Quand tu joues avec deux milieux comme ça, c’est facile. Tanguy (Ndombélé) a une qualité technique exceptionnelle, il casse les lignes et en tant qu’attaquant c’est vraiment un régal. La clé peut se trouver là, dans ce secteur de jeu, mais ce sera avant tout un travail d’équipe.

Avec 3 buts en 2 matches face à City vous êtes l’homme de la Ligue des champions cette saison à Lyon. Cela vous octroie une place de titulaire naturelle mardi ? 

J’entends, j’entends ça… Titulaire ? Je ne sais pas. C’est important de montrer ce genre de performances, pour la confiance mais les cartes sont entre les mains du coach. C’est sûr qu’en tant que compétiteur j’ai envie de jouer mais il y en a d’autres… je serai fixé mardi comme vous.

Comprennez-vous en quoi votre profil est intéressant pour Bruno Genesio lorsque le niveau d’adversité augmente ? 

Il ne faut pas se le cacher, on n’aura pas beaucoup la possession contre des équipes comme le Barça. Le peu d’occasions et le peu d’actions offensives qu’on aura il faudra savoir les négocier. Avoir des joueurs aux profils plutôt explosifs, rapides et qui se projettent vite vers l’avant sera important, je pense. Il y a aussi ma capacité à défendre. C’est une qualité qu’il ne faut pas perdre.

Le club a traversé des dynamiques différentes ces derniers mois, quel regard portez-vous globalement sur la saison de Lyon ? 

C’est vrai qu’on avait cette tendance en début de saison à être immatures sur certains matches. On n’arrivait pas à garder les scores, par exemple. Mais en deuxième partie de saison on gère mieux face aux équipes moins bien classées. On a gagné en maturité, c’est ce qu’il faut retenir. Après, on n’est pas là où on voulait être. On a énormément d’ambition et c’est ce qui tire l’équipe vers le haut. Mais on n’est pas au fond du trou non plus. On est troisième à 4 points de Lille, ce qui n’est pas négligeable. Rien n’est encore joué, on est encore en Coupe de France et en Ligue des champions. Je pense qu’on fait une bonne saison.

Quel est l’axe de progression principal pour définitivement gommer cette immaturité dont on parle souvent lorsqu’on évoque l’OL ? 

On doit grandir encore plus collectivement pour franchir un cap. Aujourd’hui, si on a tant de points d’écart avec Paris je pense que la différence se situe là, dans cette irrégularité et ces points qu’on a laissé filer. On doit franchir des paliers pour être dans les tops équipes même si d’une certaine manière on l’est déjà. Ça passera par là.

Qu’est-ce que serait une saison réussie au mois de mai prochain ? 

Aller au bout en Coupe de France, aller le plus loin possible en Ligue des champions et finir à la deuxième place pour être qualifié en Ligue des champions la saison prochaine.

Propos recueillis par Julien Quelen, à Lyon pour ‘Goal’. 

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