L’affaire dite des escortes connaît un nouveau développement en Italie, à la suite d’une enquête approfondie menée par la police financière, en collaboration avec le parquet de Milan. Cette procédure judiciaire a récemment abouti à l’arrestation de quatre individus, soupçonnés d’être à la tête d’un réseau organisé impliqué dans des activités illicites liées à la mise à disposition d’escortes.
Selon les informations publiées ce mardi par le quotidien Il Giornale ainsi que par l’agence de presse Ansa, plusieurs noms de footballeurs professionnels apparaissent dans le cadre de cette affaire. Parmi eux figurent notamment Alessandro Bastoni, Rafael Leão, Dušan Vlahović, Raoul Bellanova, Riccardo Calafiori, Yann Bisseck, Andrea Pinamonti, Samuele Ricci, Gianluca Scamacca, Philippe Coutinho et Milan Škriniar. Ces joueurs évoluent pour certains dans des clubs majeurs du championnat italien, tels que l’AC Milan, l’Inter Milan ou encore la Juventus.

Toutefois, la presse italienne tient à préciser que ces sportifs ne font actuellement l’objet d’aucune poursuite pénale. Leur présence dans le dossier s’explique par leur mention dans une liste de « mots-clés » établie par le parquet de Milan. Cette liste, qui comprend plusieurs dizaines de noms, s’inscrit dans le cadre des investigations visant à identifier les éventuelles connexions entre les suspects et leur réseau présumé.
Par ailleurs, d’autres personnalités du monde du football, bien connues du public français, sont également évoquées dans le dossier. Il s’agit notamment d’Olivier Giroud, de Jérémy Ménez et d’Achraf Hakimi. Leurs noms apparaissent dans un document officiel émis par le procureur, recensant plus d’une soixantaine de personnes. Néanmoins, aucune implication directe dans les faits reprochés n’a été établie à ce stade de l’enquête.
Les autorités italiennes poursuivent désormais leurs investigations, notamment à travers des écoutes téléphoniques ciblant les quatre individus placés en résidence surveillée. L’entreprise de conciergerie Ma.De demeure au centre des soupçons, étant considérée comme un élément clé du dispositif présumé.
Dans la suite de la procédure, le parquet de Milan prévoit d’entendre plusieurs témoins, en particulier les jeunes femmes concernées, qui seraient au cœur des échanges avec cette société. Ces auditions devraient permettre de mieux comprendre le fonctionnement du réseau et d’établir d’éventuelles responsabilités.




