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Liga espagnol

Pourquoi le Real Madrid va si mal ?

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Triple champion d’Europe et du monde en titre, le Real Madrid de Zinedine Zidane et de Cristiano Ronaldo était une équipe taillée sur mesure, capable de se transcender et de renverser les situations les plus mal embarquées, une équipe capable de se sublimer, d’offrir des récitals offensifs mais surtout et avant tout de gagner. Gagner était la marque de fabrique du technicien français qui pouvait à tout moment compter sur sa star portugaise et la forteresse imprenable bâtie autour pour régler la ligne de mire. Cet été beaucoup de choses ont changé. Le Real est devenu une équipe suffisante, peu inspirée et méconnaissable dans les grandes largeurs. Mais pourquoi ce changement si soudain ? 

Le Real Madrid version Zidane n’était probablement pas le plus galactique des dernières années mais c’était sans doute le plus pétri de certitude que l’on ait jamais vu. Elle pouvait subir plus que de raison, être asphyxié dans le pressing mais au final, elle s’en sortait toujours ou presque. Parce que quand ça comptait vraiment, quand il fallait reprendre les choses en main, les joueurs savaient toujours répondre présents. Un homme était le garant de cette tranquillité d’esprit qui se traduisait sur le terrain et quand bien même les choses étaient à deux doigts de rompre, il ne tressaillit jamais. Zinedine Zidane était plus qu’un entraîneur, c’était un meneur d’hommes capable de tirer le meilleur de ses joueurs. Son départ a tout changé et tel un domino, tout est entrain de s’effondrer du côté de la maison blanche.

La perte combinée de Ronaldo et de Zinedine

Perdre Ronaldo est un coup de massue, perdre Zidane aussi mais imagine alors les perdre tous les deux en même temps. On dit souvent que Zidane est béni. La baraka de cet homme est juste incroyable, si incroyable que même quand il fallait partir, il a pas hésité à croire qu’il lisait l’avenir. En l’espace de deux ans et demi seulement, le français est devenu le deuxième entraîneur le plus titré de l’histoire du Real. Trois ligues des champions consécutives, deux coupes de l’Uefa, une liga et trois mondiaux des clubs, un palmarès impressionnant qui lui permet de rester à tout jamais dans les annales du club. Cristiano Ronaldo n’est plus ni moins que le meilleur buteur de l’histoire du club, un gars qui garantissait au Real au moins 50 buts par saison et qui a su lui redonner sa splendeur d’autres fois. Quand il fallait porter l’équipe, quand il fallait forcer la décision, quand il fallait sauver l’honneur, Ronaldo a toujours répondu présent. Le voir partir pour une histoire de reconnaissance et de revalorisation salariale est un pincement au cœur dont les supporters du club se seraient bien passés. Cet été, les meringues ont donc perdus deux monuments et le pire, c’est qu’ils les ont même pas remplacés.

Un mercato raté et un entraîneur inexpérimenté 

On annonçait un mercato de tous les records du côté du Real Madrid. Plusieurs grands noms du football ont été associés au club en vue de remplacer Cristiano Ronaldo. On pense notamment à Neymar Jr et Eden Hazard et finalement il n’en fut rien. A la surprise générale, aucun joueur d’envergure ne débarquera au club hormis Thibaut Courtois dans les buts. Le Real décide ainsi de reconduire la même équipe avec quelques changements près, l’arrivée de Vinicius Jr et le retour de Mariano Diaz. Pour remplacer Zidane, Perez va miser sur Julen Lopetegui alors entraîneur de l’équipe nationale d’Espagne. Le choix est osé mais plutôt risqué car même si Lopetegui enchaînait les bonnes performances avec le Roja, c’est plutôt un novice dans le haut niveau européen. Jusque-là son expérience en club se limitait au Real Madrid Castilla et FC Porto pour un palmarès vierge. Lopetegui n’avait visiblement pas l’étoffe pour entraîner une équipe comme le Real surtout quand on ne met pas les moyens à sa disposition.

Un président qui n’en fait qu’à sa tête

C’est lui le grand boss et il la main mise sur tout. Ses choix sont discutables, limite incompréhensibles et Florentino Perez continue néanmoins de n’en faire qu’à sa tête. Persuadé que Ronaldo était vieillissant, il a mis tout en oeuvre pour se séparer du portugais et de faire de Gareth Bale son nouveau leader. On va pas le nier, arriver à tirer 100 millions d’euros sur un joueur de 33 ans est un coup de maître mais ne pas le remplacer derrière est une erreur monumentale qui risque de coûter très chère à Perez. Après la coupe du monde, toutes les conditions étaient réunies pour faire signer le belge Eden Hazard et une fois de plus Perez a préféré garder le chéquier dans son tiroir. Son geste de trop était après avoir refusé de prolonger Ronaldo et de l’avoir vendu à la Juve, d’oser attribuer son maillot à Mariano. Une goutte d’eau qui a fait déborder la vase et qui lui valu beaucoup de critiques sur les réseaux sociaux. Perez semble dépassé par les événements, sa gestion est devenue chaotique et le pire c’est qu’il ne s’en rend même pas compte.

Une équipe qui a tout gagné

Autre élément qui explique le très mauvais début de saison du Real c’est le statut de l’équipe. L’effectif du Real est quasiment le même depuis quatre ans, et ensemble, ils ont tout gagné. Même si cela n’excuse pas tout, cette spirale négative peut s’expliquer par une certaine démotivation. En effet quand on a tout gagné, on ressent parfois un certain relâchement. Il fallait donc avoir l’intelligence de procéder à un renouvellement de troupes pour repartir de plus belle, ce qui n’a pas été le cas. Lopetegui avait besoin du sang neuf pour tourner à plein régime. En attendant il va devoir se contenter de ce qu’il a mais à ce rythme là pas sûr qu’il tienne longtemps.

Ils sont passés de diablement efficaces à terriblement maladroits. Les joueurs du Real à commencer par leur capitaine ont beau essayer de nous faire croire que le club est au dessus de n’importe qui, c’est peut-être vrai vu l’histoire du club et les nombreux trophées glanés mais le fait est le Real sans Ronaldo et Zidane est en manque cruel de repère. Lopetegui doit taper sur la table dès janvier pour apporter des corrections, enfin s’il est encore là.

Ghaly Wane

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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