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Que devient Pascal Feindouno ?

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Pascal Feindouno a fait les beaux jours des Girondins de Bordeaux, de l’AS Saint-Etienne et surtout de la sélection guinéenne. Extrêmement talentueux, il a été une des figures marquantes du football africain durant la dernière décennie. Même s’il n’a pas encore complètement raccroché les crampons, Feindouno a peu à peu disparu des radars. Afrique Sport vous a retrouvé la trace de l’emblématique milieu de terrain guinéen, véritable prophète en son pays. 

Quand on évoque le football guinéen, il est quasi impossible de zapper Pascal Feindouno. Le joueur de 37 ans a été la tête d’affiche de sa sélection nationale une décennie durant. Et même si niveau palmarès, il n’a rien gagné avec le Syli National, il aura quand même procuré beaucoup de joie aux supporters. Il a néanmoins remporté le championnat de France avec les Girondins de Bordeaux et la coupe de France avec Lorient. En 2008, alors au sommet de son art, Feindouno prend une décision surprenante. Il décide ainsi de rejoindre le Golfe et ses pétrodollars en signant pour trois saisons avec le club Qatari d’Al Saad Doha. Il reconnait que son départ est plus motivé par des raisons financières que sportives.

Pasal Feindouno tentera de revenir en Europe en 2011 mais n’aura jamais réussi à retrouver le niveau qui était le sien.  En l’espace de deux ans, il effectuera de brèves piges en France (AS Monaco), en Suisse (FC Sion) et en Turquie (Elazigspor). Sa carrière connaîtra un coup d’arrêt à la suite d’un malaise cardiaque en plein match face au FC Bâle en 2014. Son état de santé se fragilise mais Feindouno lui ne désespère toujours pas et veut continuer à jouer au football. Il décide tout de même de mettre sa carrière sur pose le temps de retrouver sa forme physique. Un an plus tard le guinéen décide de reprendre du service et s’engage en faveur de Sedan alors promu en national. L’idylle n’a pas duré longtemps car ses problèmes de santé ont vite refait surface et en véritable globe trotter, Feindouno dépose ses valises en Lituanie.

Aujourd’hui Pascal Feindouno est sans club mais espère néanmoins un dernier challenge avant de mettre définitivement un terme à sa carrière. En attendant c’est un homme très impliqué qui s’est donné pour objectif de redorer le blason du football guinéen. En Avril dernier, il a organisé en compagnie de son ami et ancien coéquipier du Sily National, Kamil Zayatte la première édition du Tournoi International de Conakry U18. Une noble démarche visant notamment à aider les jeunes footballeurs guinéens ainsi que ceux de la sous-région à mettre en lumière leur talent. Plusieurs recruteurs venus d’Europe ont même été convient à la fête. Feindouno voit les choses en grand et n’entend pas s’arrêter en si bon chemin : « La priorité, c’est le développement du football guinéen. C’est la première édition. On va voir ce que ça va donner. L’ambition est de durer dans le temps. Ce n’est pas le plus facile … C’est une bonne chose pour la jeunesse, pour le peuple guinéen. On manque de joueurs avec une grande renommée. L’objectif est donc de sortir les petits grâce à ce tournoi. Un jour, Kamil Zayatte m’a appelé pour me dire : Pasky, il faut qu’on fasse quelque chose en Guinée pour les jeunes . Il m’a parlé d’organiser un tournoi pour les U18 afin de détecter des bons joueurs. En Guinée, nous n’avons pas les structures et le suivi derrière pour assurer les formations. J’ai donc dit oui à ce projet et voilà nous sommes lancés. Pour l’organisation, ce n’est pas compliqué pour le moment. C’est la première édition, on va essayer de faire quelque chose de solide. Ce n’est jamais évident de lancer ce genre de projet… Surtout à Conakry. »

« Je veux partir très loin et terminer tranquillement ma carrière… »

Pascal Feindouno sait déjà ce qu’il veut faire après sa carrière. S’il n’envisage pas pour le moment une carrière d’entraîneur, il est évident qu’il ne compte pas trop s’éloigner du football, un sport qui lui a tout donné et à qui il compte rendre le centuple.

« Mon envie est de partir loin… De ne pas rester en France pour le moment. Comme ça, je vais être tranquille pour bien terminer ma carrière. J’ai toujours envie de découvrir de nouvelles choses. J’ai des pistes mais pour le moment, je préfère ne rien dire tant qu’il n’y a rien de fait. Je me sens bien ? Je m’entraîne avec des amis, des anciens joueurs à Paris (Black Star FC). Je fais des soccers, je m’entraîne aussi avec des anciens Verts. Il y a des restes ! Bien évidemment que cette situation me touche forcément. J’ai envie de toucher le ballon (ndlr : Pascal Feindouno est sans club depuis son passage en Lituanie au FK Atlantas). Si ça ne vient pas, je ne vais pas avoir de regrets. J’aimerais m’investir dans le football guinéen, mais plutôt du travail de l’ombre. Je ne veux pas être sur le devant de la scène. Je n’ai pas envie d’être au milieu de discussions où les gens ne vont rien comprendre. Au bout d’un moment, ça pourrait m’énerver et je pourrais vite abandonner. Il faut travailler avec des gens volontaires et professionnels pour le bien du pays. Même s’il faut faire appel à des étrangers… En ce qui concerne la sélection nationale, Ils ont viré tout le monde, du plus petit au plus grand. C’est un peu compliqué. Je sais comment ça se passe… Les Guinéens ne sont pas patients. Dès qu’il y a une, deux ou trois défaites, ça commence à parler… J’ai toujours dit, et ce n’est pas méchant, que les Guinéens ne savent pas travailler sur le long terme. Souvent ça fonctionne au début et puis après tout s’écroule… »

Il compte ainsi mettre toute son expérience et son aura pour permettre aux jeunes footballeurs guinéen de passer de l’ombre à la lumière à l’image d’un certain Naby Keita, passé des rues sinueuses de Conakry à l’un des plus grands clubs d’Europe.

Ghaly Wane

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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