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Que faisait Sadio Mané à 18 ans ?

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Auteur d’un début de saison tonitruant, Mané est devenu un atout offensif incontournable dans le dispositif des Reds de Liverpool. 23e au classement du Ballon d’Or en 2017, buteur lors de la finale de la Ligue des Champions et nominé parmi les 55 candidats à pouvoir composer le 11 FIFA il y’a quelques mois, les joueurs africains à pouvoir se targuer d’un aussi beau parcours ne sont pas nombreux. Et le moins qu’on puisse dire cette reconnaissance au plus haut niveau n’est pas volée du tout pour le sénégalais. Moins médiatisé que son coéquipier Salah, auteur d’une saison exceptionnelle, le lion de la Téranga n’en est pas resté moins une valeur sûre.

Rouage essentiel dans un trio d’attaque qui marche sur les plus grandes cylindrés d’Europe, le feu follet sénégalais s’épanouit pleinement avec les Reds. Cette saison encore une fois, il ne déroge pas à la règle et devient même l’élément phare en ce début de saison en lieu et place de l’égyptien qui connait un léger passage à vide. Afrique Sport revient sur les débuts compliqués de Sadio Mané qui a crânement lutté pour avoir son statut actuel.

Ses parents voulaient qu’il devienne professeur…

C’est dans les rues de Bambali que le jeune Sadio commence à taper ses premiers ballons. L’histoire d’amour n’a pas tardé à prendre forme car il savait depuis tout petit ce qu’il rêvait de faire de sa vie : devenir footballeur professionnel. Et comme souvent en Afrique, le virevoltant s’est heurté à la barrière familiale avec son lot d’idées prédéfinis. Ses parents privilégiaient les études car pensant que c’était le moyen le plus sûr pour le sénégalais de s’épanouir pleinement plus tard. Lui ne l’a jamais entendu de cette oreille.

Récemment il s’est livré pour le Bleacher Report et est revenu notamment sur son enfance : « Je suis né dans un village où il n’y a jamais eu de footballeur ayant participé aux grands championnats. Je me souviens que quand j’étais petit, mes parents pensaient que je devais étudier pour devenir professeur. Ils pensaient que le football était une perte de temps et que je n’y arriverais jamais. J’ai toujours dit : « C’est le seul travail qui permettra de t’aider et je pense avoir une chance de devenir footballeur », a lâché Sadio Mané avant de poursuivre. Ils n’en étaient pas sûrs car j’étais loin de la capitale et presque personne n’y était parvenu. Ils étaient donc contre, et ils n’y ont jamais cru, jusqu’au jour où j’ai signé mon premier contrat professionnel. (…) Pour eux, ce n’était pas possible. Ils ne se trompaient pas parce que ce n’était pas simple, mais je voulais réaliser mon rêve de devenir footballeur. J’ai tout donné. Ils en sont venus au fait qu’ils n’avaient pas vraiment le choix, alors ils ont commencé à m’aider et cela a fonctionné. Aujourd’hui, ils sont tous fiers. » Un passage qui montre que sa conviction a fini par payer à force de courage et d’abnégation.

Un test à la Génération Foot qui lui ouvre les portes du monde…

 

Lorsque l’adolescent de 15 ans fuguait pour se rendre à Dakar chez un oncle pour poursuivre son rêve, nul ne se doutait qu’il deviendrait en quelques années le principal argument offensif de la sélection du Sénégal et de Liverpool. C’est en 2009 alors qu’il n’avait que 17 ans, qu’un recruteur local le repère dans un championnat de quartiers communément appelé « Navétanes » au Sénégal. Très rapidement, il est aiguillé vers la pépinière de Génération Foot, l’académie de référence sur qui les écuries européennes ont un œil, toujours à la recherche de jeunes pousses. A 18 ans, il passe des test avec brio du côté du club messin, qui a un contrat avec la Génération Foot. Sa percussion sur les côtés, son toucher de balle et sa vision du jeu impressionnent. C’est au sein du club grenat qu’il effectue ses débuts en pro jouant en tout 20 rencontres avant de rejoindre le Salzbourg dans la foulée. Le reste de l’histoire on la connait.

Outre son talent et ses capacités footballistiques, il se distingue par un tout autre atout : sa joie de taper dans un ballon en témoigne son large sourire sur le visage. Lui ne court pas derrière les récompenses individuelles, mais plutôt pour se faire d’abord plaisir. Et un autre domaine où il se démarque également, le sénégalais n’oublie pas d’où il vient et ne manque pas participer au développement de son village natal que ça soit par des moyens financiers, des équipements de football et dernièrement un lycée de dernière génération d’une valeur de 150 Millions de FCFA.

Birane BASSOUM

 

"Certaines personnes pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je trouve ça choquant. Je peux vous assurer que c'est bien plus important que ça." Un passionné qui déverse démesurément sur la toile son amour du foot africain, mon terrain de prédilection !

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