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Que faisait Samuel Eto’o à 18 ans ?

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Samuel Eto’o est sans aucun doute l’une des plus grandes légendes que le football africain ait connue, un des meilleurs de tous les temps, si ce n’est le meilleur. Vainqueur de la ligue des champions avec le Barça et l’Inter, le camerounais a marqué son époque de son empreinte indélébile et présente à ce jour le plus beau palmarès du continent. Retour sur la genèse d’une carrière hors norme d’un gamin hors norme qui, à seulement 18 ans était déjà repéré par les plus grands. 

Aujourd’hui encore, le Paris Saint-Germain, le Havre, l’AS Cannes et l’AS Saint-Etienne s’en mordent les doigts. Ils ont tous un point commun : le fait d’être passé à côté d’un gamin à la valeur inestimable. Samuel Eto’o aurait pu jouer en France mais les essais qu’il y a effectués se sont révélés non concluants.  Malgré ses échecs répétés, le buteur ne s’est jamais découragé. Conscient de son talent, il s’est résolu à prendre son mal en patience et continuer à faire ce qu’il sait faire de mieux : jouer au football. De retour au pays, il intègre le centre de formation de Kadji Sport Accadémies basée à Douala et c’est le début d’une belle histoire d’amour entre Eto’o et le peuple camerounais. Surclassé en équipe nationale alors qu’il est encore très jeune, il ne tardera pas à taper dans l’œil du grand Real Madrid qui le fait venir en Espagne.

À 18 ans, tout était difficile pour Samuel Eto’o !

À l’époque, c’est très rare de voir un jeune joueur âgé de 18 ans s’imposer en Europe. Il l’est de nos jours et les exemples de Messi, Cristiano Ronaldo ou de Kylian Mbappé sont naturellement des exceptions. Rejoindre un club aussi prestigieux pour le natif de Nkon était un rêve devenu réalité. Sa période d’essai est un succès et il signe un contrat avec le club madrilène à tout juste 15 ans. Trop jeune pour intégrer l’équipe première, il va évoluer avec la Castilla lors de sa première saison. Le jeune homme ne parvient pas à s’imposer et enchaîne les prêts.

Il rejoint d’abord Leganes en deuxième division espagnole puis retourne au Real Madrid à l’aube de ses 18 ans. En six mois, il ne jouera qu’un petit match avant d’être prêté à l’Espanyol de Barcelone pour la deuxième moitié de saison. Ce fut encore plus difficile car en Catalogne, Eto’o ne participera à aucun match. Il décide une nouvelle fois de retourner à Madrid sachant que face à une concurrence de très haut niveau, ses chances de jouer vont être très faibles. Relégué au second plan par Fernando Morientes, Raul Gonzales et une jeune phénomène venue de Franc, Nikolas Anelka, il réussit tout de même à jouer six matchs en championnat et un match en ligue des champions. Là également, il ne réussit pas à se mettre en valeur car il ne marquera aucun but. Un bilan comptable qui ne joue pas en sa faveur et qui aller l’envoyer une nouvelle fois en prêt. Il signe à Majorque pour six mois avec option d’achat et c’est là que le camerounais commence à se révéler à la face du monde.

En 13 matchs joués en première division, Eto’o marque six buts et délivre quatre passes décisives. Dès sa première saison complète, le club finit troisième en championnat derrière le Real et le Deportivo la Corogne et se qualifie en ligue des champions. La suite de l’histoire on la connait tous. Une consécration au Barça, club avec lequel, il a tout gagné et un triplé inédit avec l’Inter de Milan en 2010. Il est à ce jour le premier et le seul joueur à remporter deux triplés (Championnat-Ligue des champions-Coupe) consécutifs avec deux clubs différents.

Le chemin qui mène au succès est parfois semé d’embûches. Pour un footballeur, le talent peut parfois ne pas suffire. Il faut avoir assez de cran pour rêver très grands, la volonté de toujours aller vers l’avant mais surtout des épaules assez larges pour surmonter des obstacles. Le parcours remarquable de Samuel Eto’o nous aura au moins enseigner une chose très importante. Il faut toujours croire en ses rêves et se battre jusqu’au bout pour les réaliser car tout vient à point à qui sait attendre.

Ghaly Wane

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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