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Foot Africain

Recalé par la Tunisie, il veut finalement jouer pour la Côte d’Ivoire !

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Jadis, jouer sous les couleurs de son pays était une fierté et un honneur pour chaque footballeur professionnel. Ce choix décrit comme un choix de cœur était à la fois un acte patriotique et une obligation morale. Mais depuis quelques temps, la donne a changé. Compte tenu de plusieurs facteurs conséquences directes de l’émigration, une joueur peut être éligible pour représenter plusieurs pays à la fois. Du pays de naissance au pays d’origine en passant par le pays adoptif, on est passé du choix du cœur au choix par défaut. Les binationaux ont ainsi vu le jour. Cependant le cas Fousseny Coulibaly est un cas pas très commun et il lui est hélas retomber dessus. 

La tendance était plutôt de voir des joueurs d’origine africaine opter pour les sélections européennes ou des joueurs africains nés en Europe ou ayant fait toutes leurs gammes en Europe revenir au bercail mais pour Fousseny Coulibaly ce n’est ni l’un ni l’autre. Né en Côte d’Ivoire, le milieu défensif débarque dans le club Stella Adiamé à l’âge de 19 ans. Il va y rester jusqu’en 2013 avant de rejoindre la Tunisie. D’abord à l’Union Sportive Monastrienne puis à l’Espérance Sportive de Tunus, Coulibaly s’impose rapidement et multiplie les bonnes prestations. C’est donc fort logiquement qu’il espère une convocation en équipe nationale mais les choses ayant un peu traîné à son goût, le joueur songe à retourner sa veste. « Tout a commencé parce que l’équipe nationale de Côte d’Ivoire ne m’appelait pas. Pourtant, tout le monde voyait que dans mon équipe, une des grosses cylindrées d’Afrique, je suis un cadre, un pion essentiel, un joueur performant. Les dirigeants tunisiens sont donc venus vers moi. Ils ont commencé à faire ce que les dirigeants de chez moi ne faisaient pas. Ils me suivaient tout le temps, s’imprégnaient de ma vie, scrutaient tout ce que je faisais parce que la Côte d’Ivoire ne me regardait pas, ne me voyait pas. »

Une joli marque d’attention qui ne laissera pas Fousseny insensible. La fédération Tunisienne entama alors des démarches pour naturaliser le joueur de 29 ans qui allait même participer fin 2017 à un stage de préparation au Qatar avec les Aigles de Carthage. Il allait ainsi pouvoir disputer la coupe du monde en Russie mais l’idylle fut de courte durée. Pour des raisons sportives pour certains et politiques pour d’autres, les dirigeants tunisiens renoncent à la naturalisation de Coulibaly qui se retrouve malgré lui dans une position très fâcheuse. Et comme pour justifier ce malheureux incident, le joueur accuse. « En Côte d’Ivoire, j’ai l’impression que tout le monde est concentré sur ceux qui jouent en Europe. C’est eux qu’on supervise, qu’on appelle, pas ceux qui sont au Maghreb »

Dans le fond , il a peut-être pas tort surtout quand il déclare : « Je n’ai jamais pensé renoncer un instant aux Eléphants, ni même pensé accepter une proposition d’un autre pays puisque je sais d’où je viens mais qu’est-ce que tu fais quand la femme que tu aimes t’ignores ? Tu l’attends pour l’éternité ou tu te décides à prendre pour épouse celle qui t’aime ? Voila mon dilemme à l’époque. Avec les conseils des uns et des autres, j’ai accepté la proposition. » Vous l’aurez compris, Fousseny Coulibaly a activé l’opération séduction et tente tant bien que mal de se faire pardonner. Des regrets à peine déguisés et des excuses à demi mots, il se dit prêt à défendre les couleurs de son pays natal, la Côte d’Ivoire. « Si mon pays a besoin de moi, je suis là pour lui. Je n’ai pas renoncé aux Eléphants, je n’y ai jamais renoncé d’ailleurs. J’ai fait certains choix par dépit mais je ne vis plus dans le rêve. J’attends mon heure comme je l’ai toujours fait avant ma petite escapade »

Le cas Fousseny Coulibaly peut interpeller plus d’un à bien des égards. Même si on imagine bien que chez les dirigeants ivoiriens, la pilule à encore du mal à passer, ils ont aussi leur part de responsabilité. Que l’on soit bien clair, le joueur n’a jamais refusé de jouer pour son pays, c’est qu’on lui en a jamais donné l’occasion. Ce serait bien que les deux parties puissent s’asseoir autour d’une table afin de régler définitivement ce petit contentieux qui n’avait vraiment pas lieu d’être car Fousseny Coulibaly reste une valeur sûre du football africain et a encore énormément de choses à offrir.

Ghaly Wane

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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