Le jour où les Éléphants finissent dans un camp militaire après une CAN

A quelques jours du coup d’envoi de la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations Égypte 2019, la rédaction d’Afrique Sports se mobilise pour vous amener au plus près de la messe du football africain. Pour ce nouveau numéro des « Grands récits de la CAN » revenons 19 ans en arrière lors de la CAN 2000. En outre, cette édition fut historique, elle a été organisée conjointement par deux pays (Nigéria et Ghana) pour la première de l’histoire. L’édition 2000 de la Coupe d’Afrique des Nations sera assez particulière pour la sélection de Côte d’Ivoire.

 

Pour la CAN au Nigéria et au Ghana, trois équipes faisaient office de favoris, à savoir le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Cameroun. Ces 3 nations ne laisseront que des miettes à leurs adversaires. Le Cameroun, amené par Marc Vivien Foé, Rigobert Song, Patrick M’boma ou encore Samuel Eto’o remportera sa 3e CAN face au Super Eagles du Nigéria de Jay Jay Okocha, Nwankwo Kanu, Victor Ikpeba. L’Afrique du Sud quant à elle, terminera 3e de la compétition en disposant de la Tunisie.

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La sélection de Côte d’Ivoire, qui pouvait compter sur l’ossature de l’équipe championne d’Afrique en 1992, est sortie moribonde avec une élimination prématurée dès le premier tour. Logés dans le groupe A en compagnie du Cameroun, du Ghana et du Togo et malgré la présence de joueurs comme le légendaire Alain Gouaméné, d’Ibrahima Bakayoko de l’Olympique de Marseille, de Lassina Diabaté, les éléphants ivoiriens termineront 3e du groupe et seront éliminés.

« J’ai souhaité que vous vous battiez pour la nation mais ce ne fut pas le cas »

Le retour au pays ne va pas se dérouler comme prévu pour les 22 joueurs ivoiriens, le staff technique ainsi que les dirigeants de la fédération. Dès leur atterrissage à Abidjan, ils seront accueillis par des militaires ( A l’époque, la Côte d’Ivoire était dirigé par un régime militaire de transition) et conduit dans un camp militaire situé dans la capitale Yamoussokro.  Le président de l’époque, le général Robert Guei voulait ainsi punir ses joueurs pour leur piètre prestation à la CAN. Au sein du camp, les joueurs ivoiriens connaîtront la rigueur militaire, ils y passeront deux jours se levant chaque matin à 6h du matin pour faire leur toilette et assister à la monter des couleurs.

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Après leur séjour au camp militaire, les Éléphants se feront copieusement remonter les bretelles par Robert Guei. « Avant votre départ, j’ai souhaité que vous vous battiez pour la nation mais ce ne fut pas le cas. C’est la dernière fois qu’on tolère ça. » dira Guei. Après cette punition, les joueurs rentreront chez eux. Le 1er juillet 2001, lors d’un match de qualification pour la Coupe du Monde 2002 qui s’est déroulé à Abidjan contre l’équipe de Madagascar, les ivoiriens gagneront 6-0. Ibrahim Bakayoko, en compagnie de ses coéquipiers feront le salut militaire devant la tribune officielle comme pour montrer qu’ils avaient retenu la leçon.

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